Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

WHO ARE YOU ?

PSEUDO : Moellon

AGE :  51...à la tienne !

CATEGORIE : poids lourd

PROFESSION : maçon (tradi) - menuisier (poseur)

JOUETS : bécanes, zique, maquettes...

QUALITES : râleur, bougon, de mauvaize foi (quand il faut), indépendant (verseau), égoïste, bordélique à la maison, organisé au boulot, fidèle (comme un clebs),  franc (trop), direct (du gauche)......

DEFAUTS : Qu'est ce mot ??!! Toute façon j'en a pas..........

 

 

 

 

schoole bar paques

Samedi 4 juillet 2009
Samedi. Réveillé par la chaleur qui règne dans la piaule et le soleil qu'est déjà levé depuis un moment, je descend m'envoyer une bolée d'café et m'dirige aussi sec vers le chalet. Projet ambitieux et chargé : pose des clins et depart de la coursive.

Dehors fait déjà sacrément chaudard et promet une journée pénible malgré un ptit vent d'Ouest pour atténuer l'effet plombage.
Les joyeusetés ont commencé par la création du chevêtre de la fenêtre côté facade Nord. Une ouverture identique à celle de la facade Sud crée hier et qui a pour dimensions : 1000 x 800.
La création de l'ossature, la disposition des poteaux, les en'traxes, les écartements et autres cotes précises à en avoir le tournis sont pas l'fruit du hasard mais ont été fonction de la longueur des clins dont je disposais. Des longueurs comprisent entre 2m et 2m 20. L'as fallu donc sévèrement calepiner pour éviter les chutes et l'gaspillage. Outre le fait que les longueurs étaient assez informelles, la section des clins était tout aussi anarchique et l'as fallu trier et nombrer chaque section et longueur pour leur déterminer une place dans l'montage, la moindre erreur et foirage étant totalement exclue !

Tout ça pour en venir à te dire qu'y me manquais 13 clins pour terminer la facade Nord. Un problème mineur qui sera résolu la semaine prochaine......















Un cliché pris de la facade Nord, celle en pénurie d'clins......
De là, tu t'aperçois mieux de la forme et des volumes du clapier.


C'est pas cette pénurie momentané qu'allait m'empêcher d'progresser sur la pose et y'avait d'autres facades, d'autres pignons et d'autres bricoles à oeuvrer. La priorité s'est tournée sur la facade Sud, exposée et celle sur laquelle viendra s'greffer la coursive.
Un boulot rapide. Rien d'plus normal tu m'dira, vu qu'les coupes ont été réalisées en série.....
Le préperçage de chaque clin évite au bois d'fendre lors du séchage, c'est un travail que certains penserons chiant et inutile mais pourtant indispensable.
La porte qui donnera sur la coursive étant pas d'actualité, le montage de cette facade s'est arrêté aussi. Une fois les chassis des 2 portes crées, il sera fastoche de finir la pose des clins, avant c'est au pifomètre et c'est du gaspillage, donc arrêt.

Une pointe finie, 2 facades inachevées, me reste encore le pignon Est pour claver les 4 murs. Et ben y'a qu'à faire......
Pignon Est : panneau plein, 3m², sans ouverture, torché en une ptite heure. Une matinée rentable et un boulot honorable. L'est midi, Miss Moellon rentre de course avec les morpionnes, faut aller bouffer et s'reposer avant d'attaquer la deuxième mi-temps.....mais auparavent un ptit plouf dans la pistoche avec Zoé pour s'détendre la carcasse et s'reposer les neurones.....















Une vue panoramique côté Est du chalet. A ce stade faut attaquer la coursive.

Au retour d'une ptite heure de sieste, directos le chalet pour préparer la coursive. Poser les lisses d'assise et préparer les lames du plancher. Des lames qui sont ni plus ni moins qu'des chutes de clins de même longueur,
(1100) ramenées du boulot, et destinées à l'équarissage.
La pose des lisses s'est faite au laser pour une précision parfaite; des lisses d'une section de 30 x 2000 sur lesquelles viendrons se visser les clins préalablement amputés de leur languette. Les chutes de clins étant déjà chanfreinés, il était judicieux de tirer profit de cette finition. Juste à couper les languettes, couper de longueur, prépercer, et poser.



























Un détail des lames : prépercage et vissage imminent. L'assurance de l'écartement est permis par des cales de 5mm placées à chaque extrémité.
Plus tard un garde corps maison viendra embellir l'ensemble, quand à sa forme et son décor, y'a encore rien d'bien défini........
La dernière photo montre l'amputation en cours des 56 languettes des 56 lames........c'est d'la série, donc c'est rapide.

Demain Dimanche il est pas question légalement de faire le moindre potin avec n'importe quel engin. Alors pour anticiper, j'ai préparé la totalité des clins nécessaire à la pose : amputation des languettes et coupage de longueur des 43 clins restant. Stokés sur palette, ranger l'matos, nettoyer la zone et s'rentrer siroter un jaune bien mérité. Fin d'chantier pour ce samedi....... 
J'te laisse, demain va faire apparement moins chaud, plus grisailleux, et c'est tant mieux. Vivement c't'hiver !!
  
 
Par Moellon
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Vendredi 3 juillet 2009
Et ouais mon brave, c'est comme j'te l'avais prédit Mercredi, temps d'merde annoncé pour Jeudi, pas d'boulot et forcément pas d'article.
J'étais pourtant méchament motivé pour aller gratter avant d'aller bosser.
J'entends par la, gratter à la maison et aller bosser pour un boss. Ben ouais faut suivre quoi merde !

L'a flotté en pagaille toute la matinée et l'a fait superbement beau une fois au taf......ça fout les boules et ça a foiré mon programme si bien préparé. Un programme qu'était de commencer la pose des clins. Et ben c'est pas bien grave je reporte ça à demain et demain ben....c'est aujourd'hui.

Vendredi......Je gicle du pucier de bonne heure et m'en va préparer tout l'fourbi nécessaire à la pose : visseuse sans fil pour prépercer les clins, visseuse filaire pour le vissage, scie circulaire, équerre, une paire de tréteaux pour l'aisance, et quèques menus babioles pour tracer, mesurer et picoler.
Ja attendu 8 plombe avant d'commencer mon barouf de coupe à la circulaire de façon a pas réveiller l'voisinage histoire d'entretenir les relations (pour peu qu'y'en ai déjà eu....)
Pas d'flotte, pas d'nuages à l'horizon, j'ai tout sous l'coude, faut y'aller.......

Mesurer....tracer....couper....présenter....prépercer....visser....contrôler. Un rituel qui se répètera lame après lame, pignon après facade. Ca avance bien mais bientôt l'est grand temps de stoper, déjà 11h45 et dans une heure je décarre au maille pour ma deuxième journée. Une bonne partie d'faite.
Les ouvertures au nombre de 4, (2 portes et 2 fenêtres) serons réalisées sur mesure et de fabrication maison. Une conséquence due à la faible hauteur d'échappée. (1,90m) Une fenêtre donnera sur le portail d'entrée et permettra de chouffer qui arrive, la seconde s'ouvrira sur le jardin pour surveiller la baignade des drôlesses dans la pistoche. Mais tout ça tu verra quand l'heure arrivera.

Demain progression de la pose des clins et départ de la création de la "coursive". La semaine prochaine nous partirons à la recherche des matériaux indispensables à l'étape charpente et couverture. Couverture en shingle de couleur verte sur support OSB, ou dalles d'agencement ou voliges, rien de trop défini encore et trop tôt pour décider à cet étape des travaux.
La charpente sera pour sa majeure partie récupérée sur l'ossature de la véranda de la roulotte et réutilisée.
Bon j'te laisse, demain va faire chaud et j'ai pas mal de boulot sur l'billot.
Bon week, bonnes vacances ou bon taf......
















Une vue panoramique du placard à balais en cours de bardage.
12m² d'monté sur les 30. Y'a encore du taf en perspective, mais subodorer l'imminence de la destruction du la roulotte me refile des ailes !

Par Moellon
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Mercredi 1 juillet 2009
La destruction de la roulotte étant conditionné par la construction du chalet, il convenait donc mon brave cul-terreux, de s'affoler l'pompon pour son élévation.
Il devenait de plus en plus pesant, d'avoir à admirer ce tas d'féraille en décomposition nous barrer l'passage visuel et du fait de pouvoir reluquer jusqu'en limite de clôturage, nôt beautifioul propriété toute en floraison verdoyante et toute parsemée de merdes de greffiers, d'crottes de clébars et d'fiantes de poules.

L'étape déterminante qui suit et que j'm'en va t'raconter assez imagé, est vitale pour le processus conté plus zavant : le coulage !

C'est d'bon matin vers 6 h moins l'quart que nous partîmes vers chez l'enflé en salopette pour y aller nous ruiner dans les quelques 9 plaques de TS nécessaires au ferraillage de la dalle.
Premiers arrivés premiers servis. Premier servis pour un trouduc garé à l'Américaine en plein milieu du bâti ou la manoeuvre en fourgon était rendu impossible et l'accès à la zone ferraille inaccessible. Un  souffreteux en Mercedes verte avec à son cul une remorque dans laquelle t'aurais pu y garer un Trike........
Je descend du fourgon et alpague verbalement ce fâcheux avec la diplomatie légendaire qui m'caractérise et que vous m'connaissez......

Moellon : tu peux pas t'garer là où c'est indiqué, recule quoi merde !

Mercedes : j'ai 12 sacs à charger.....

Moellon : m'en branle ! Recule....le fourgon passe pas !! J'ai mon béton qu'arrive à 8 plombe et j'ai pas l'temps d'jouer avec toi....dégage ! Si tout l'monde fait comme toi c'est baston à chaque ouverture. Allez vire ton mixer.....

Ameutés par le ton jovial et courtois employé par ton serviteur, les deux esclaves du rougeot qui s'affairent au bati arrivent z'y voir.......

Heckle : ouais....c'est tous les jours comme ça......

Jekle : ben ouais....tous les jours........

Et moi de continuer à pourrir Mercedes tout en m'dirigeant vers les armatures, à les préparer à charger pendant que Miss manoeuvre avec un fourgon sans direction assistée.
La formalité torchée, direction la ligne de caisse et en route vers le Château fissa avant que l'chauffeur arrive et que j'ai l'temps de finir de préparer.

Arrivés au domaine des Dieux, je décharge prestement le précieux chargement et commence à placer mes plaques et faire le point du matos. Contrôles....laser en place....repères pointochés....rabale en pogne....bottes aux pieds j'attend l'gazier. Un gazier qu'arrive 10mn après.

Un coulage expédié rapidos en 1/2 h. Ayant pas commandé d'tapis et la toupie seulement pourvue de 2 goulottes (?), m'as fallu tirer à la rabale pour placer l'béton moelleux dans l'fond. Les 2 m3 ont été justes, voir trop, mais juste c'est bon.
Je règle à la volée et m'en va signer l'bon et raquer au chauffeur.....
Ptite surprise de taille au moment d'la douloureuse; le mec m'annonce franco 330 euro alors qu'était prévu 253 euro ttc transport compris !

Moellon : hooooooooola mon brave, y'a couille dans l'potage, c'est 253 euro que j'te dois et pas 330, qu'est ce bordel ? J'avais bien demandé si l'transport était compris dans l'prix et il m'a été répondu que oui, et plusieurs fois même.

Le routier : j'appelle mon Boss.......

Après une poignée d'secondes le boug revient....

Le routier : y'a erreur de leur part et confusion téléphonique, le transport à été oublié d'signaler. Y t'enverrons une facture de 253 euro.

Moellon : et ben vla, les urines sont claires.........

La toupie partie il me restait à retourner fissa règle à surfacer en pogne, procéder au lissage de la dalle. C'est pas toubon et y'a un trou au milieu, et merde ! Y'a pas mort d'homme mais c'est contrariant; un ragréage s'imposera sous peu.
Le plus important étant fait fallait passer au plus urgent : la protection anti-marcous et anti clebs ! Et ouais c'est qu'ces saloperies adorent un béton toufrais coulé et y vons y'aller apposer leur empreinte façon Hollywood Boulevard...............Chplic !

Des bandes de bâche ont donc momifié le pourtour du parc à spads en protection le temps du séchage. Si t'anticipe pas ce genre de détail, tu sera niqué car un marcou sera plus rapide que toi, et l'temps qu'tu trouve de quoi protéger ton oeuvre, lui aura trouvé d'quoi t'faire hurler..........
C'est vers 10h que tout a été bâclé. Chaleur épouvantable....nettoyage des glingues et rangement avant d'aller au boulot pour une journée en enfer sous serre, l'atelier étant pas équipé de skydomes ou de fenêtre à battants, bien pensé c't'affaire.............

21h15, fin des cours et en route vers le Château. Je contôle la dalle et fissures si y'a....nan. Miss Moellon a arrosé la dalle comme je lui avait recommandé pour éviter un séchage trop brutal du béton et une fissuration inévitable...brave Miss !
La dalle est sèche....peut marcher dessus sans s'essuyer les arpions of course, et virer les bâches de protection. Une journée sacrément productive et une joie non dissimulée à l'idée de passer à l'étape de pose des clins, de couverture, de transbordement des glingues du mobil'home vers le chalet et de passer enfin au destroyage dans les règles, de la roulotte.















Mouuuuuuais c'est sec ton bordel....mouille un poil va graler trop vite. La dalle coulée et réglée y'avait plus qu'à protéger.















Une efficace protection vaut mieux qu'un passage animalier marqué.......
De retour du taf, déballage du paquet cadeau. Des gaines d'attente en alim eau et jus ont été prévues, de même que les armatures pour une reprise de béton pour création d'un tablier pour rentrer la pétoire (devant la porte). Déjà seche après une poignée d'heures, c'est bien mais c'est pas forcément bon.

Demain est annoncé un temps d'merde et orageux à mort par chez nous, alors chuis pas sûr de pouvoir débuter l'étape pôse des clins. C'est pas grave les beaux jours sont là quand même et la motivation à son zénith !

Par Moellon
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Mardi 30 juin 2009
Va pas s'plaindre de la chaleur mais faut dire qu'en c'moment c'est plutôt raide de bosser quand l'compteur affiche les 30°.
La prépa de la plate forme se poursuit avec un remblayage à la barbare fait de tout c'qui ressemble à un caillou, à une brique, à une tuile, bref à un solide.
Le coffrage s'est réalisé ce matin à la fraîche avant d'aller turbiner.
Pose des premiers clins qui ont pour rôle secondaire de servir de coffrage et qui, dès coulage et sèchage de la dalle, habillerons la mechta.

Un coffrage pénible du à l'utilisation d'une visseuse sans fil et sans autonomie.
Ayant pas d'visseuse filaire sous l'coude et l'gros Jacouille créchant trop loin pour un empreint, l'a fallu faire avec ce minable truc qu'arriverais même pas à forer une motte de beurre en barquette.
Une fois l'tour du placard fait, plus qu'à tracer des repères de coulage par des pointoches dardées dans l'coffrage.

Une course s'est ensuite engagée après ma journée de taf pour trouver les plaques de TS nécessaires au ferraillage et récupérer chez Biloute ma rabale et mon niveau.
A 22 heure l'est trop tard pour écumer les bouclards à la recherche de ferrailles, alors l'a fallu cogiter pour trouver la soluce d'urgence. Echange de véhicule avec Jacouille pour partir demain matin à l'ouverture de chez Briktrukmachinpouet semble être l'alternative. Un ptit coup d'bigo et direction la ferme du Gros pour un échange motorizé et y récupérer ma règle à surfacer. Un bidule fait maison et que j'trimballe à chaque chantier d'coulage que j'te montrerais demain.

Arrivés tard chez l'Gros, lui empreintons son fourgon et lui laissons nôt caisse à savon. Ouverture du discounter à 7h ça veux dire se lever au chant du coq pour y être les preums.
La toupie est prévue pour 8 et faudra pas flaner en route ! Va être chaud mais c'est gérable.
Le coulage réalisé faudra encore protéger la zone pour éviter de trouver des traces de pattes de greffiers.
Demain réveil de très bonne heure, l'est déjà très tard, et faut aller pioncer pour être en forme.

 













Coffrage vissé sur l'ossature, repères tracés, y'a plus qu'à ferrailler, couler et protéger. Evidemment, la hauteur du béton correspond pas à celle des clins nigaud qu't'est !
Par Moellon
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Lundi 29 juin 2009
Toujours de sporadiques articles. Compréhensible en raison du temps estival qui pilonne nos melons, assèche nos jardins, rougeois nos cuirs, tarit nos gosiers, empêche de gratter, refile une flemme diabolique, stérilise nos cerveaux et nous baillonne devant l'PC.......

Se passe quand même quèques babioles ici mais pas d'quoi s'jetter dans les murs qui puisse intentionner l'écriture d'un article à rallonge.
La piscine des chiards a été installée pour la chaude saison et la préparation du placard à balai a reprit.

Une pistoche raquée pas cher. Un espèce de champignon bleu de 3m d'envergure qui s'pose à l'envers et dans lequel tu laisse se déverser une fontaine de jaille qui va t'coûter la peau du fion.
La légère pente du terrain a obligé la commande d'un ptit mètre cube de sable pour placer d'niveau la pistoche. Une formalité réalisée sous un cagna infernal et qu'a engendré un méchant coup d'soleil sur ma vieille écorce.
Inutile de dire que ce artifice ludique à fait l'bonheur des drôlesses qu'ont pas attendu l'remplissage complet d'la fosse pour s'adonner à quèques zablutions et quèques bastons au pétard à flotte......
Un bonheur de courte durée puisque pendant la nuit le boudin à aussi fait la joie d'un greffier qu'est venu s'faire la pogne sur ce machinpouet qu'a forcément pas résisté longtemps. Un boudin crevé sa s'répare mais j'pense que ce con d'marcou réitèrera l'affaire sous peu.......des représaillles s'imposent.

Le béton pour le coulage de la dalle du chalet a été commandé en express pour Mercredi matin 8 plombe pétantes. Me laisse le temps d'aller chercher le treillis soudé, préparer mes repères de coulage et coffrer. 2m cubes sont nécessaires pour les 18m² de surface, et ouais c'est épais mais faut ça pour le jour ou tu voudrais transformer en garage ton abris. 10 cm de béton pour un garage est la valeur standard requise pour le stationnement d'une caisse.
Demain matin d'bonne heure, coffrer passage des gaines élec flotte, piqueter quèques repères, préparer les glingues pour le coulage.
Restera le montage des clins et l'reste.

En attendant, on passe pas mal de temps au jardin à s'détendre et profiter pleinement du beau temps qui semble durer et persister....amen.















Remblayage du chalet en cours avec tout c'qui m'tombe sous la main et l'restant d'sable qu'a servi à stabiliser la pistoche des mioches.
La toph de droite c'est l'pc d'été, l'endroit où l'on passe le plus clair de nôt temps. Repas, apéros, fiestas, barbeuks et faignasserires................
   
Par Moellon
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Jeudi 25 juin 2009
Bon.......faut quand même que j'fasse un ptit bilan d'fin d'chantier vu qu'vous avez été un demi million d'visiteurs à étre passés à la Maison Cassée depuis la création du blog.

Ca fait du monde et ça fait un roman. 1/2 million de visiteurs, 950 articles de publiés, 5223 commentaires, 2 667 943 pages lues.
Et pour tout ça je tiens donc, mon bon beteravier, à t'remercier chaudement de ta fidélité, de ta curiosité ou d'être simplement chouffer voir par pure erreur de frappe sur ton clavier, la Maison Cassée.

Crée en Novembre 2005, ce blog retrace quotidiennement les travaux de rénovation de nôt ruinasse située en plein coeur du trou du cul d'la terre du milieu d'la Vendée.
Les travaux ont débutés réellement le 1er Avril 2005. Actuellement, nous sommes dans les finitions, un truc qui traîne en longueur et qui s'éternise. Mais j'peux pas vour en dire trop sans compromettre de dévoiler une partie du contenu du pavé à venir.
Quoi qu'........??!! ben ouais je sais, c'est frustrant d'jacter d'un soit disant bouquin virtuel que t'attend depuis si longtemps.T'en voudrais un bout juste pour voir à quoi ça ressemblera ? Tu fais chier merde ! Bon juste pour marquer le demi million d'viziteurs j'te propose un morceau d'l'intro....mais pas plus !


Autoconstruction : un bidule tout beau et tout neuf ? Depuis la nuit des temps l’homme a toujours construit son habitat pour se protéger des bestioles, de son voisin ou des envahisseurs. Que ce soit en solo, en duo, en groupe ou en communauté, il a toujours autoconstruit, plus ou moins bien, sa case. On a donc inventé que dalle et ceux qui pensent avoir été les géniteurs du truc hi tech du procédé top fuel ou encore de l’invention révolutionnaire pour faire du flouze ou revendiquer une gloriole quelconque se fourrent le coude au plus profond d’leur rétine..........z’ont adapté mais n’ont rien inventé. 

Autoconstruction : un nom évocateur et d’actualité qui classe d’emblée le rénovateur dans la catégorie des fondus et autres farfelus de la calebasse.

En effet, qu’est-ce qui peux bien amener un loustic de base, qui souvent ne maîtrise absolument pas les différents corps d’états auxquels il sera confronté à se lancer corps et biens dans l’aventure pierreuse ?
Soit l’gazier a l’melon givré, soit il est amoureux de vieilles masures au passé bourré d’histoire tombées en ruine par la faute de proprios qui les ont larguées comme on abandonne son clébard dans un bois pour se calter pèpère en vacances avec mèmère......... Mais la principale raison, voire l’unique, de choisir l’autoconstruction reste le côté financier de la chose.
C’est un bon plan qui outre le fait de faire économiser une montagne de dollars au maçon du moment, lui procure la saine satisfaction de pouvoir dire :  c’est moi qui l’ai faite........sous réserve bien sûr de pas s’planter dans ses calculs et de rester vivant jusqu’à l’aboutissement de son projet.


Dans mon cas l’affaire fut différente puisque j’ai exercé le métier de maçon durant environ une vingtaine d’années, alors forcément.......ça aide.

Dans le monde de la rénovation il existe plusieurs degrés de difficultés. Ces degrés, que je compareraient à l’échelle de Richter, sont fonction de la somme des travaux à réaliser mais surtout de l’état de la bicoque au départ de la course....Et là, face à l’ampleur ont est forcément pas tous égaux.......on l’est jamais d’ailleurs.
Ca peux aller de la réfection d’une toiture ou de la création d’une extension en passant par un percement jusqu’au démontage quasiment complet des murs.
La ruine que nous avons acquise a vu ses murs démontés à environ 90%. Sur une échelle de 1 à 9 je classerais donc, sans trop m’gourer, notre réno dans la dernière catégorie.

La Maison Cassée......le titre d’un roman de Jacky Viallon mais aussi le nom indélébile de notre mechta.
Et pourquoi choisir un nom aussi ruineux pour une rénovation au lieu d’un gai logis, d’un doux foyer, d’un chez nous, ou d’une maison du bonheur  ?

La plupart des fidèles du blog connaissent l’origine de ce nom mais personne ne sait réellement comment ce projet a germé, été pensé, été conçu.
Comment il a été réalisé oui, puisque je vous ai fait participer à mes travaux 4 ans durant par l’intermédiaire du blog.

Faut quand même être bricoleur pour s’attaquer à de la pierre et faut en être bien conscient.......avant.
Certains acquits sont indispensables et certaines notions sont primordiales car le danger reste inéluctable et fatal..............
Le net ne résout pas tous les problèmes et les réponses apportées sont souvent contradictoires et loin de faire l’unanimité pour celui qui y cherche aide.


Tout au long de cette saga je m’efforcerais d’aborder le côté technique sans tomber dans un délire de chiffres, de calculs, de démonstrations scientifiques et autres sirops ennuyeux.......

Le pavé sera divisé en plusieurs parties ou tout sera quasiment abordé. Les raisons qui m’ont poussées à devenir proprio à presque 50 piges, l’historique de la maison, des travaux, de la recherche des matériaux, des problèmes financiers, des problèmes de couple, des galères rencontrées, des moments de bonheur, de l’aide apportée, du soutien, des bringues, de notre petit monde..........
Va pas croire que mon expérience soit la référence absolue en matière de réno ou que je sois le porte étendard d’une communauté quelle qu’elle soit. Elle est juste un exemple de ce qu’il est possible de réaliser.
Te leurre pas non plus, oublie pas que j’ai quand même quelques années d’expérience au compteur, alors certains travaux que tu pourra voir sont pas à la portée du premier péquin d’service, mais ça vous vous en apercevrez, ta moitié et toi, quand vous-même serez devant vôt tas d’caillasses et que vous vous demanderez si vous avez pas signé un chouille trop vite ou si vous avez pas fait la connerie de toute une vie.................

Alors qu'est-ce qui peux bien motiver à rénover et qu'est ce qui fait que l'on devienne autoconstucteur. le fun ? l'orgueil ? l'inconscience ? la conjoncture économique ? la crise ? une mégalomanie passagère ? un poil de tout ça s'y on y regarde de plus près et si on accepte de se voir tel que l'on est.........

Autoconstructeur....who are you ?

Est-il possible, raisonnable ou censé vouloir dresser le portrait de l’autoconstructeur type ? bien sûr que non mais il est dans le domaine du possible de tenter d’en comprendre les raisons, les motivations et le choix qui en découle.
L’autoconstruction est un phénomène de société qui touche toutes les classes sociales à l’exclusion bien sûr des blindés d’oseille .........le choix de l’autoconstruction est dicté et motivé par des questions de tunes exclusivement dues en majeure partie par de gros problèmes économiques dans le Pays.
Des salaires très bas, une économie fragilisée par des Entreprises qui délocalisent et licencient avec l’aval de nos élus, un taux d’chômage hyper performant, du travail précaire et à cela t’ajoute un poil de taux d’intérêts somptueux et t’obtient le cocktail du parfait autoconstructeur.
Toutes ces conditions réunies pour le meilleur, et surtout pour le pire, laisse pas l’choix à celui qui envisage l’accès à la propriété. Un boulot pas sûr....une banque frileuse....le prix des terrains et des mechtas qui frôlent la gifle....des matériaux aux prix exorbitants.
Un constat peu glorieux, le choix t’as pas, faut qu’tu la fasse toi-même.

Autoconstruire... why?

Les raisons d'autoconstruire sont nombreuses et dictées par des motivations purement perso. Alors qui sont ces insouciants, ces inconscients, ces cartésiens ou ces matures à la cervelle aussi pleine qu'un oeuf ? Ben....ceux-là.

le spéculateur qui fait tout lui-même dans un but lucratif. Son objectif premier est d’autoconstruire pour revendre avec une plus value acceptable pour recommencer l’opération à l’infini et au-delà.

le sentimental qui lui autoconstruit pour léguer à ses mioches le fruit de son acharnement manuel. Un mec souvent tourmenté qui avant de calter vers l’enfer s’acharne et s’affaire pour restituer et transmettre au plus vite à sa progéniture qui grandie dans la poussière des plâtres et des travaux, son ouvrage, l’oeuvre de toute sa vie.
Ben c’est beau, c’est fort, c’est généreux, c’est valorisant mais en grandissant les tétards penserons qu’à une chose : refourguer la case du daron pour partager l’pognon !

l’imitateur. Alors lui c’est un fortiche, un bon, une espèce en voie de reproduction et de loin celui de tous les aventuriers qui risque le plus gros.  C’est l’mec qui va chouffer sur le net, zieute ce qu’il est possible de faire et un peu comme le singe qu’imite l’homme, ou l’contraire d’ailleurs, s’en va plonger dans l’monde de l’autoconstruction d’abord puis du côté obscur ensuite....
En principe ce genre de gazier vient grossir les rangs des divorcés, des hôpitaux, des maisons abandonnées et des recours d'huissiers.....

le rebelle. Lui c’est un gazier qui fait ça par orgueil, par défi, juste pour voir, just for fun ! Le genre de mec qui pense tout savoir, avoir rien à apprendre et rien à demander, une bible quoi ! Il se situe entre Dieux et ciel.

Chacun d’entre nous en tant qu’autoconstructeur est certainement habité par tous ces personnages à la fois mais à un degré  plus ou mois important suivant l’humeur du jour....


Pas plus un recueil technique qu’un ouvrage scientifique sur la seule et unique manière de rénover, ce paveton raconte simplement une histoire, la nôtre, celle de ma femme, de mes drôles, de notre ménagerie, de mes amis et surtout celle de La Maison Cassée................amen.

T’aura forcément des contradicteurs quand au côté purement technique de ma soloconstruction, qui n’y verrons qu’une accumulation de conneries ou des erreurs historiques ou pasqueu ça s’fait pas comme ça et que même qu’ils l’on lu dans des bouquins aussi balaises qu’une bible et écrit par des patriarches..........ceux-la même qui déversent leur fiel et leur bave dans certains forums où ils s’adonnent à la critique systématique de tout ce qui est réalisé par l’autre, et s’envolant dans des discours hautements soporifiques sur ce que doit être une réno ou une restau dans les règles et hurlant que seuls les anciens, et lui forcément, savent bosser............
Ben pour avoir démonté pas mal de murs pierreux dans ma carrière j’peux dire que les anciens étaient pas tous des lumières.................
Bien l’bonjour de la Maison Cassée toujours debout. Debout après quelques secousses sismiques, sans rancunes et à la tienne.....
Règlement d’compte ? On dira mise au point brutale mais indispensable....les concernés se reconnaîtrons. Fin d’chantier............


 Moellon : who are you ?

Il est pas question ici de te pondre mon autobiographie ou autre radioscopie relative à ma personne physique, mais juste un bref tour d’horizon pour te permettre de mieux me situer dans l’univers de la Maison cassée.

Je suis né en Janvier 1958 à Aubervilliers et y suis resté jusqu’à l’âge de 18 ans. 

J’ai exercé pas mal de métiers plus ou moins débiles, instructifs, utiles, formateurs, insignifiants, dangereux mais toujours nourriciers. J’entends par la qu’ils apportent à becter dans mon assiette et pas que j’ai refilé le nibard à un têtard......

Bossé dans la bidoche, à la villette, à Rungis, manutentionnaire un peu partout, militaire engagé, marin pêcheur, pêcheur de pousse-pieds en Bretagne, Educateur Sportif (sans titre....) Maçon, plus près Menuisier et quelques autres d’une durée de vie trop courte pour êtres cités....... 

Je suis ours, solitaire, indépendant, égoïste, râleur, bougon, ronchon, impulsif, rustre, basique, de mauvaize foi souvent, jamais content tout l’temps........ça c’est pour les qualités.

Je suis fidèle, franc, bordélique à la maizon, ordonné au boulot, direct, brutal, spontané, imprévisible, instable. Ca c’est pour les défauts...........

J’ai horreur des faux-culs, des menteurs, des fourbes, des parvenus, des cons, des lâches, des légumes, du foie, des ptits pois, des endives cuites.  Je déteste tout l’monde et j’aime pas grand chose quoi !

J’aime faire la bringue avec une bonne torpille et une poignée d’potes devant un barbeuk
Je voue une passion pour L’Ouest Américain, (celui de l’époque des pionniers), John Wayne est mon idole, je roule Harley, (burne tou bi woualde....) j’ai été biberonné au Rock’n’Roll, le vrai....années 50........

J’ai jamais voulu devenir propriétaire à cause de ma bougeotte géographique et de mon instabilité bosseuse.
J’ai jamais vraiment trouvé ma place quelque part et jamais trouvé le boulot qui me corresponde totalement à part le métier de Para que j’ai exercé trop peu de temps et qui m’hantera jusqu’à mon dernier souffle......
 
Arrivé à un certain âge il convient cependant d’avoir assez de recul pour prendre conscience du chemin parcouru et faire le bilan de ses erreurs, des biens accumulés pendant sa vie et qui sont destinés à sa descendance.  Ben de c’côté-là........nib ! Et c’est la raison qui m’a poussé à 47ans à passer à l’acte en me lançant dans l’aventure de la réno et ainsi devenir proprio.
Pense pas que j’ai changé en rénovant, je reste toujours le même à 51 ans......


Ce que tu viens de lire là est l'intro. Une intro qui comporte en fait pas moins de 14 pages. Ce dévoilage te permettra
d'apprécier ou pas, la ligne directrice du bouquin. Tu constatera que le style est conforme à celui du blog et pas un discours d'énarque qui s'masturbe à s'entendre parler......
Vla....comme j'ai toujours rien foutu depuis l'début d'semaine j'me laisse aller à un dévoilage qu'est resté assez secret depuis Novembre.
Rien t'empêche de m'dire c'que tu pense de cette intro d'ailleurs...............
Bonne fin d'semaine à toi, moi faut que j'prépare l'anniv de Miss Moellon Samedi.
Quel àge qu'elle a ??!! Beuuuu......ça s'dit pas ça !


Par Moellon
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Lundi 22 juin 2009
Ca fait combien.....une semaine ?....plus ??!!....10 jours déjà !!
Houlala ! Ben c'est qu'ja pas lourdingue à t'raconter. Pas lourdingue et pour cause mon bon pedzouille, ja rien glandouiller depuis ces 10 jours !

Enfin rien c'est pô tout à fait vrai, ja passé une ptite semaine aux goguenots quand même.
Beu....t'est fada toi ! Une semaine à y bosser pas à y'aller caguer.
M'as fallu donc quèques jours et pas mal d'heures pour arriver à gratouiller dans cet univers confiné façon banette de chalutier ou t'a tout juste de quoi t'retourner, de quoi
t'asseoir, de quoi gauler ton rouleau d'PQ et te torcher l'oignon en tentant de pas passer tes fingers au travers d'un papelard raqué pas cher, un endroit dans lequel tu passe un temps fou en bouquinant ton Little Kévin, ja nommé : les chiottes.

Une semaine dans les tinettes pour quoi z'y faire ? A part procéder à un dépôt intestinal, j'y suis resté pour lambrisser et créer une gaine technique pour masquer la descente du chiotte de l'étage et son alim flotteuse via un PER.
L'horrible placo a fait place à quelque chose de plus noble et de plus reposant visuellement : du boua bien évidemment, tronche d'hareng.
La méthode choisie pour obtenir un aspect vieillot aux lames, à la lisse et à la barbouille est juste un ponçage à la cale ou à la ponceuse orbitale, une fois la peinture sèche comme un bon vent d'Nordé. Bien casser les zarêtes....insister sur les jonctions pour rafraîchir le boua et faire ressortir veines et reliefs suffit à donner cet aspect centenaire.

Une partie reste amovible pour accéder en cas de problème. Une baguette d'angle pour finir la gaine et création de la lisse. Une lisse plus large que celles des piaules, de la buanderie et de la salle d'eau pour pouvoir y poser quèques babioles de déco ou quèques rouleaux......



















La différence de couleur n'est due qu'à l'utilisation d'un flash sur la photo de gauche, la nuance réelle est sur ce même cliché.
Un ptit changement dans les volumes s'opérera sous peu dans ces gogues. Il s'agit de créer un placard. Un placard qui ressemblera fort à une biblio sur les étagères d'en haut et d'une armoire à produits d'entretient dans sa partie basse. Faudra  juste péter la cloison séparative de la salle d'eau pour créer le dit placard. Une formalité que je t'expliquerais en détail plus tard quand le moment sera venu.............

Pendant cette semaine de jeun bloguesque, pas mal de temps consacré au jardin et aux zaménagements du territoire. Desherber, traiter, égaliser, arroser, piocher, ratisser....bref, des tafs de forçat qui filent la gerbe.
La construction du chalet rame. Me manque toujours un chouille de remblai avant de passer commande du béton pour la dalle. Un bidule qui va se faire...quand chrais motivé quoi merde !

J'attend toujours des nouvelles de l'expert concernant ma pétoire, et voyant rien venir depuis trois semaines, j'harcèle son burlingue pour qu'y daigne bien s'pencher à s'en vautrer, sur mon dossier. D'après l'hôtesse qui répond érotiquement aux zappels des sinistrés et qui transmet doléances et condoléances à son boss, réponse j'aura en fin d'semaine.
Pour tuer l'temps j'continu à fureter sur le net et à rêvasser devant quèques zolis jouets méchamment chopperizés et sacréments motorizés.
Bon j'te laisse demain c'est réveil à 3 plombe.........


Par Moellon
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