La Maison Cassée, le bouquin

 

 



WHO ARE YOU ?

PSEUDO : Moellon

AGE :  54 c'est sûr...

CATEGORIE : poids lourd

PROFESSIONS : maçon (tradi) - menuisier (poseur) entre autre.

JOUETS : pétoire, zique...

QUALITES : râleur, bougon, de mauvaise foi (quand y faut), indépendant (verseau), égoïste, bordélique à la maison, organisé au boulot, fidèle (comme un clebs), franc (trop), direct (du gauche)......

DEFAUTS : Qu'est ce mot ? Toute façon j'en ai pas....

 

 

 

 

J'ai construit ma maison tout seul (1)

 


 

J'ai construit ma maison tout seul...4 ans après

 


 

TRADUCTEUR

Ce "traducteur" ne traduit évidemment pas l'argot qui truffe mes articles, il convient donc de prendre avec la plus grande prudence cette interprétation mot à mot qui rend parfois burlesque et incompréhensible le sens d'une phrase ou de certaines expressions "urbaines". Indulgence de rigueur donc pour ce truc à deux balles.

Moellon

 

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FORUMS / BLOGS


Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 08:42

Noël....vla un mot qui sonne fort dans les melons d'nos chérubins à tête blonde.

C'est pas la naissance du ptiot joufflu qui les bouleverse mais plutôt la vue d'un i-pod, de la dernière Playchère ou la Wiistiti. Y bandent pour un portable nouvelle vague qui outre le fait de laisser une comac de facture à leurs vieux, leur permet d'communiquer entre eux 24H sur 24, d'aller naviguer sur le web.

 

Des appareils qui permettent quasiment tout et accessoirement de téléphoner, une option qui faut bien l'avouer sert plus à grand chose quand on voit les performances des bousins électronisés et les possibilités infinies qu'elles procurent.

 

Pas la peine de penser Barbie, de penser poupée, de penser ptite bagnole, jeux d'société ou autre merde qu'ils s'empresserons d'fourguer, via l'net, pour récupérer l'oseille nécessaire à leurs rêves plus....hi tech.

 

Zoé y croit plus et c'est à l'école qu'elle apprendra, sans trop d'surprise, que l'Père Noël n'est autre que l'Père Fouettard....moi.

L'école....bastion incontournable de l'apprentissage culturel mais aussi celui de l'école de la vie.

 

Lily y croit encore mais à 4 piges, rien d'plus normal. Elle est préservée pendant encore quelques années de la grande supercherie, de l'immonde traîtrise.


Cette année encore mille merdes en rafales pour agrémenter nos travaux. Bagnole en carafe, héritage de dettes de mon Père Noël à moi....mon daron, fin d'contrat expéditives avec Prud'homme pour faire valoir mes droits, et pour finir la méga galtouze de fin d'semaine. Exit les problèmes de survie de tout couple smicard.

Les ptits boulots d'finitions avancent au pas du luma aveugle et cul d'jate.

 

Bon on va pas s'quitter sans une touche plus optimiste et joyeuse; fêter Noël.

J'te souhaite, aux tiens et à tézigue, de passer un sacré bon moment en famille.

 

Moellon 


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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 22:28

Vendredi 17....12h, c'est l'heure de gicler au taf. Fait pas chaud mais les routes sont praticables.

 

500 m de l'usine à gaz...virage à la con que j'prend toujours prudemment, 40 km/H...sortie à la con...plaque de verglas....ça glisse....pas l'temps d'coller un pied à terre pour éviter la gamelle...pas l'temps de rien, serrons les miches et tout c'qu'on peut serrer en pareille situation....

 

Contact au sol très violent malgré la vitesse lente, le melon poc fort au sol, par chance l'aquarium tient bon, glissade sur une dizaine de mètre, la pétoire s'arrête, le moteur cale. J'arrive dessus à donf et tente de pousser la chignole des pieds pour pas m'empaler. Une caisse me suit une autre arrive en face, feu d'détresse pour signaler. Tout va bien ou à peu près, tous se cassent vaquer à leurs occupations.

 

Je m'relève moitié choqué, moitié fracassé, relève la pétoire et la pousse plus loin, je viens d'prendre une bonne grosse galtouze devant chez un collègue de boulot, chuis vernis....on dira ça comme ça.

Il vient aux nouvelles, on pousse l'engin dans son jardin et nous partons au taf prévenir la turne et les secours.

 

Les douleurs pointent. Epaule, côtes, coude, mal à respirer, café. Miss Moellon arrivera avant l'arrivé des pomplards qui m'conduirons à l'hosto, radios, pas trop d'bobos. Le toubib qui m'auscultera voudra m'envoyer au taf le lendemain en m'assurant que j'ai rien. Sortirais le soir tard....nuit blanche, trop mal....café.

Samedi matin chuis à l'ouest, prévient mon assureur, mon boss., j'prend rencard avec mon Doc, diagnostiquera une luxation de la clavicule et des traumas musculaire, arrêt d'travail de 2 semaines pour commencer, superbe fin d'année comme elle a commencée....

 

La pétoire est chez l'dentiste. Y'a d'la casse visuelle et la boite de vitesse en a prit un coup dans la gueule, déplacée, faudra attendre l'année prochaine le passage de l'expert, encore...

2 gamelles en 31 ans d'permis, sans rester exceptionnel c'est pas courant.

La première gamelle ? un refus d'priorité à droite de la part de mon assureur en personne en 1981, la seconde vendredi, glissade solo.

 

A part ça tout va bien, un marcou d'mort hier, 200 euro d'véto, mon daron qui nous laisse à mon frangin et à moi un héritage de plusieurs dizaines de milliers d'euro....d'factures.

Mais le moral est quand même pas atteint et reste lui valide, le réveillon s'prépare, tout est bouclé côté cadeaux, côté déco.

 

Bon....j'te laisse pour aller m'faire une tisane, toi va t'préparer c'est l'bordel chez toi et ton frigo est vide....ton rade aussi.

Aie fait mal....putain d'épaule.

 

 





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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 22:58

Ben ouais, 1 mois c'est long quand y'a rien à s'coller sous les pioches ! faut dire que y'a rien à raconter non plus, alors....

 

Ce silence mortuaire à forcément une raison, et cette raison tu t'en doute bien, c'est l'bouquin.

Le tiers du pavé est torché, 72 pages d'écrites, de réecrites. Le chapitre concernant les travaux est entièrement revu, entièrement repris.

Les travaux sont détaillés par année et j'en suis qu'au début de ceux-ci : 2005, ce qui laisse un gros boulot pour aller jusqu'en 2010 et c'est rien de l'dire....

 

Le temps est complètement d'saison et donc complètement pourrit ! un mois d'flotte, 2 semaines de froid, 1 jour de neige et aujourd'hui retour des moussons Automnale jusqu'en fin d'semaine prochaine, youpi....

 

Nous avons fourgué notre poêle à bois trop Liliputien en passant annonce sur le bon coin et trouvé un autre de type Colonial sur toujours le bon coin. 

Un poêle à chargement frontal qui fait aussi fonction de barbeuk et d'cheminée à feu ouvert, un trois en un.

 

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 La liquidation du mois à gauche, et l'acquisition du mois  à droite.

 

Le problème du poêle à bois, quel que soit sa taille, son type d'ouverture ou encore son débit, c'est la corvée d'bois ! Faut l'trouver pas trop cher, le stocker sous couvert, et parfois le trier ou l'débiter....

 

Biloute aux oreilles paraboliques et toujours dans les bons coups me refile un filon béton : un gazier qui pour 80 euro, te livre un camtard de 40m³ de bois de toutes essences, de toutes dimensions de toutes merdes....

Forcément le cubage du bahut à rien d'bien réel avec le contenu du contenant.

Ben forcément morve de moule, des palettes bennées en vrac ça prend d'la place et débitées des 40m³ avancés l'en reste amèrement 4 !

Le trucker arrivera avec mon Biloute à la nuit tombée, (tu penses....) bennera ses boiseries et taillera la route. Le lendemain je constaterais l'étendue du tas et des dégats....

 

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  Le tas en vrac. Faudra tout trier et tout stocker....

 

Joli surprise en triant la congère de palettes, de planches, de plaques. Pas moins de 2 jours pour trier ce tas d'daubes. Une véritable poubelle à ciel ouvert dans laquelle je sortirais pas moins de 2m³ de merdes. J'ai trouvé des sacs poubelles, des fringues, de la ferraille, des emballages en tout genre, du plastoc, des câbles élec, des sandwiches bref je m'suis fait baiser....

 

J'ai averti Biloute, très surprit puisque lui a déjà commandé et a été comblé. Je souhaite ardemment revoir le livreur pour lui exprimer, avec la diplomatie qui m'caractérise, le soupçon de haine qui m'envahi....

Chuis en furie pasqueu outre le fait d'avoir à trier les merdes faut maintenant que j'aille les déchetter !!  Ce qui m'dérange est pas l'fait d'avoir à désosser des palettes mais de devoir opérer un sélectif tri des poubelles d'au truie.

Pour l'hiver 2011 j'commanderais du vrai bois prédécoupé, pas d'corvée à trier, pas d'corvée à déboiter, pas d'corvée à débiter, juste à poêler....

 

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Le tas d'merdes sorti du tri, en visuel t'en a qu'une partie.... 

 

Bon....Noël approche. C'est l'moment d'sortir tous les artifices lumineux, tous les PLV, le sapin, ses accessoires.

Les mouflets ont déjà préparé leur liste exhaustive, liste incroyablerment light. Serais-ce que nos tétards deviendraient tout d'un coup incroyablement rationnels !

Au Château, les lucioles ont été raisonnables, à croire qu'elles savent déjà que l'père Noël n'est qu'un rêve entré d'force dans leur cerveau par papa maman et que l'nombre de cadeaux est proportionnel à leur compte bancaire....

 

Niveau travaux....nada. Le bouquin prend toute mon énergie par le travail de recherche, par le travail de mémoire qu'il demande et surtout pasqueu j'ai pas envie d'en foutre une ramée avec le temps d'merde qui règne.

Bon ....faut que j'te laisse, faut que j'retourne aux saintes écritures et pis l'est tard...

Bon week.


 

 

 


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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 00:00

Et ben tu parle d'une corvée. Réécrire le grimoire depuis l'début est comme refaire la Maison Cassée depuis sa naissance. 

C'est que depuis le dernier article pondu, je m'suis décidé à scribouiller le pavé de A à Z.

 

Tout est refait mais loin d'être terminé, tout est reprit et réécrit mais en épurant la description des travaux pour éviter l'indigestion. Le volapük employé quand à lui, reste fidèle aux articles du blog, évidemment.

Les quelques 24 pages qui composent l'intro sont rédigées, ce qui reste minable quand tu sais qu'environ 216 pages forment le manuscrit.

 

Toutes les pistes ont été explorées pour tenter de l'publier et la seule qui soit la moins coûteuse à sortir et à lire reste le bouquin virtuel par la voie du net.

Bon....j'aurais préféré du concret pasqueu c'est plus choucard à avoir à tourner des pages et toucher du papelard que d'lire sur écran, mais passer par l'auto édition "gratos" est une gageure puisque outre le fait de publier qui coûte pas un dinar, il te faut vendre ton bouquin au prix du caviar.

Les prix oscillent entre 50, 60 euro l'unité en autoédition pour un pavé de 200 pages, c'est dire....

Donc il verra bien l'jour, quand j'en sait rien mais la volonté est là et la patience aussi, des vertues d'autoconstructeur....

 

Et pour te faire patienter du manque d'article en cours, voici donc en primeur mon bon pedzouplouc, quelques pages d'intro, la suite de c'que t'a pu lire dans un article du temps jadis et que je reprend pour t'éviter de partir en chasse à le retrouver....

 

 

 

Tu va sûrement te demander ce qui peux bien y’avoir de bien passionnant à raconter et lire la soloconstruction d’un tas d’cailloux étant donné qu’il existe déjà une trâlée d’bouquins qui racontent de A à Z, de haut en bas et de gauche à droite la façon dont faut s’y prendre pour rénover, pour restaurer, ou simplement construire. Quel intérêt alors d’en pondre un d’plus ?

Ce bouquin est un témoignage, une expérience mais surtout un avertissement sans frais. Il s’adresse à celui ou celle qui souhaite découvrir une rénovation et toutes les étapes qui régissent son aboutissement final. Cette histoire est pas un roman à l’eau de rose ou une fiction, c’est du vécu, du vrai de vrai, ma réalité, notre réalité.
Ce bouquin est un cadeau et un hommage rendu aux fidèles invétérés qui se reconnaitrons, aux promeneurs d’un jour, aux curieux, aux amis, à la famille, à toutes celles, à tous ceux qui sont passés visiter le site la Maison Cassée, et enfin à toi qui te demande pourquoi t‘est en train d’lire ce bouquin à la con….

Tu t’apercevra assez rapidement, si c’est pas déjà fait, que cette saga a rien d’comparable avec un discours hyper technique et hyper gonflant, t’attends donc pas à y trouver une bible genre DTU.
Si au contraire tu t’attend à du pointu, à des causeries d’Archis DPLG bombardées de démonstrations époustouflantes, à des références étalons et une masturbation cérébrale technique à en vomir, ferme et pose ce pavé là où tu viens de l’prendre.

Moellon

 

 

AUTOCONSTRUCTION....

 

Autoconstruction : Depuis la nuit des temps, l’homme à toujours autoconstruit son habitat pour se protéger des conditions climatiques, de ses ennemis, de ses voisins, des bestioles ou des envahisseurs venus d’ailleurs.
Que ce soit en solo, en duo, en groupe ou en communauté il a toujours construit, plus ou moins bien d’ailleurs, sa case.
Ceux qui pensent aujourd’hui êtres les géniteurs d’un procédé, d’une technique, d’une méthode révolutionnaire pour revendiquer une gloriole quelconque ou quoi que ce soit pour réclamer un dû, se faire porter au pinacle se filent le coude au plus profond d’leur rétine, ils ont simplement adapté mais ont rien inventé….

Autoconstruction : un nom évocateur et d’actualité qui classe d’emblée le rénovateur dans la catégorie des farfelus et autres fondus de la cafetière.
En effet qu’est-ce qui peux bien motiver et amener un loustic de base, qui bien souvent ne maîtrise absolument pas les différents corps d’état auxquels il sera confronté à se lancer corps et bien dans l’aventure pierreuse ?
Soit l’gazier à l’melon givré soit il est amoureux de vieilles masures au passé bourré d’histoire tombées en ruines par la faute de proprios qui les ont larguées comme ont abandonne son clébard pour se barrer pèpère en vacances avec mèmère.
Mais la principale raison, voire l’unique, de choisir l’autoconstruction reste le côté purement financier de la chose.
C’est un bon plan qui outre le fait de faire économiser une montagne de dollars au maçon du moment lui procure la saine satisfaction de pouvoir dire : c’est moi qui l’ai faite, et toc prend ça dans ta gueule ! Sous réserve bien sûr de pas s’planter dans ses calculs et de rester vivant jusqu’à l’aboutissement de son projet.

Pour ma part l’affaire fut différente puisque j’ai exercé le métier de maçon pendant environ une vingtaine d’année alors forcément, ça aide….

Dans le monde de la rénovation il existe plusieurs degrés de difficultés. Ces degrés que je compareraient à l’échelle de Richter, sont fonction de la somme des travaux à réaliser mais surtout de l’état d’la bicoque au départ de la course, et là, face à l’ampleur, on est forcément pas tous égaux.
Ça peux aller de la réfection d’une toiture ou de la création d’une extension en passant par un percement jusqu’au démontage complet d’un mur porteur.
La ruine que nous avons acquise a vu ses murs démontés à environ 90%. Sur une échelle de 1 à 9 je classerais donc sans trop m’gourer, nos travaux dans la dernière catégorie.

La Maison Cassée, le titre d’un roman de Jacky Viallon mais aussi le nom indélébile donné à note ruine.
Pourquoi choisir un nom aussi ruineux au lieu d’un "gai logis", d’une "maison du bonheur", d’un "doux foyer", ou d’un "notre nid douillet" ?
La plupart des fidèles du blog connaissent l’origine de ce nom mais personne ne sait réellement comment ce projet a germé, a été pensé, a été conçu. Comment il fut réalisé oui puisque j’ai fait partager mes travaux 5 ans durant à mes visiteurs par le biais de ce même blog.

Faut quand même être bricoleur pour s’attaquer à de la pierre et faut en être bien conscient….avant.
Certains acquits sont indispensables et certaines notions sont primordiales car le danger reste présent, inéluctable voir….fatal.
L’aide par le net ne résout pas tous les problèmes et les réponses apportées sont souvent contradictoires et loin de faire l’unanimité pour celui qui y cherche aide.
Tout au long du bouquin, je m’efforcerais d’aborder le côté technique sans tomber dans un délire de chiffres, de calculs, de démonstrations scientifiques et autres sirops ennuyeux….

Le pavé sera divisé en plusieurs parties ou tout sera quasiment abordé. Les raisons qui m’ont poussé à devenir proprio à presque 50 piges, l’histoire de la maison, les travaux, les problèmes financiers, les problèmes de couple, les galères rencontrées, les moments de bonheur, l’aide proposée, les bringues, notre vie en mobil’home pendant 5 piges, notre petit monde….
Va pas croire que mon expérience soit la référence absolue en matière de réno ou que je sois le porte étendard d’une communauté quelle qu’elle soit, elle n’est qu’un exemple concret et un témoignage de ce qu’il est possible de réaliser en partant d’une ruine.
Te leurre pas non plus, garde bien à l’esprit que j’ai quelques heures de vol au compteur, alors certains travaux que tu pourra voir réalisés sont pas à la portée du premier péquin d’service. Mais ça vous vous en apercevrez, ta moitié et toi, quand vous-même serez devant votre tas d’cailloux et que vous vous demanderez si vous avez pas signés un chouille trop vite ou si vous avez pas fait là, la connerie de toute une vie….
Alors qu’est-ce qui peux bien motiver et qu’est-ce qui fait que l’on opte pour l’autoconstruction.  Le fun ? l’orgueil ? l’inconscience ? une mégalomanie passagère ? la crise ? la conjoncture économique ? Un poil de tout ça si on y regarde de plus près et qu’on accepte de se voir tel que l’on est.


Quelques définitions….

Plusieurs termes ou dénominations pour baptiser l’action de réaliser soi-même : l’autoconstruction et la soloconstruction. Le bricolage, le bidouillage et le système D ayants des connotations qui leur confèrent un côté amateur, il me semble inutile de les définir puisque leur nom à lui seul les précisent; même si dans une réno on a toujours recours à la bricole, au bidouillage et au système D pour œuvrer.

Autoconstruction : c’est l’action de réaliser soi-même ses travaux de construction, de rénovation, de restauration, sans l’aide de professionnels mais sans s’interdire toutefois l’aide de la famille ou d’amis dans des tâches susceptibles de mettre en danger sa vie ou s‘attaquer à des corps de métier qu‘on ignore. 

Soloconstruc
tion : c’est l’action de réaliser en immersion totale la quasi-totalité des travaux en évitant l’appel à l’aide de la famille, d’amis ou de pros par des connaissances plus pointus, par son expérience mais avec les risques que cela implique concernant sa sécurité et du fait…sa vie.

Rénovation : elle s’attache à garder un aspect conforme à l’existant tout en incluant des matériaux performants, novateurs et en employant des techniques de mise en œuvre conformes à ces matériaux.

Restauration : elle s’attache à remettre en l’état d’origine une construction en employant des matériaux et des techniques de mise en œuvre de l’époque à laquelle elle fut crée.

Ces définitions sont purement perso et sont dictées par mon expérience en la matière….


Autoconstructeur : qui es-tu ?

Est-il possible, raisonnable ou censé vouloir dresser le portrait de l’autoconstructeur type ?
Bien sûr que non mais il reste du domaine du possible de tenter d’en comprendre les fondamentaux, les raisons, les motivations, les objectifs, et les choix qui en découlent.
L’autoconstruction est un phénomène de société qui touche tout ou partie des classes sociales, à l’exclusion bien sûr de celle des blindés d’oseille pour qui l’autoconstruction ou la rénovation se cantonnent à changer une ampoule ou changer la couleur de leur 4x4.
Le choix de l’autoconstruction est dicté par des problèmes économiques dans le pays.
Salaires très bas, inflation au zénith, une économie fragilisée par des Entreprises qui délocalisent et licencient avec l’aval de nos élus, un taux d’chômage hyper performant, un travail précaire, à ça t’ajoute un taux d’intérêt somptueux et t’obtiens le cocktail du parfait autoconstructeur.

Toutes ces conditions réunies pour le meilleur, et surtout pour le pire, laisse pas l’choix à celui ou celle qu’envisage l’accès à la propriété; un boulot précaire, une banque frileuse, des matériaux aux prix exorbitants, des terrains et des pans d’mur en ruines aux prix infâmants. Un constat peu glorieux mais bien réel et l’choix t’as pas. T’as pas une tune ? T’as un boulot précaire ? T’est valide ? Et ben t’as qu’à la faire toi-même….

Autoconstruction : pourquoi ?

 

Comme expliqué plus haut, les raisons qui dictent et justifient l’autoconstruction sont multiples et toujours légitimement argumentées par celui qui la décide. Même si l’aspect financier fédère, il en reste pas moins que nous sommes tous différent quand à l’objectif final qui guide notre choix : spéculation ? transmission ? imitation ? vanité ?….
Il convient de s’attarder quelque peu sur le profil de tout ces gonzs pour les classer par catégories et tenter de déterminer qui ils sont….qui nous sommes.
 

 

Le spéculateur :   qui fait tout lui-même dans un but purement lucratif. Son objectif premier est d’autoconstruire pour revendre avec une plus value acceptable. Plus value qui lui permettra de rééditer l’opération à l’infini et au-delà jusqu‘à pouvoir, pourquoi pas, devenir rentier.
 

 

Le sentimental :  qui lui autoconstruit pour léguer à ses mioches le fruit de son acharnement manuel. Un mec souvent tourmenté qui avant de calter vers l’enfer, s’active et s’affaire pour restituer et transmettre au plus vite à sa progéniture qui grandie dans la poussière des plâtres et des travaux, son ouvrage, l’œuvre de toute sa vie. Quelle touchante attention, quelle force de caractère, c’est beau, c’est grand, c’est fort, mais les têtards penserons qu’à une chose : refourguer la case à la mort du daron pour s’partager l’pognon !
 

 

Le faussaire :  c’est un fortiche, un bon et une espèce en voie d’reproduction. Ce copieur qui souvent connaît que dalle et à deux mains gauches, va butiner sur le net zieuter ce qui s’fait chez l’autre et reproduit ce qu’il y voit. Ce genre de gazier vient grossir les rangs des divorcés, des hôpitaux, des recours d’huissier et des maisons abandonnées….
 

 

Le pédant : lui c’est le mec qui fait ça par orgueil, par défit, pour montrer aux autres, just for fun, juste pour voir. Le genre de mec qui pense tout savoir, rien avoir à apprendre et rien avoir à demander à l’autre, une bible. Ce demi-dieu se situe entre Dieux et ciels….

 

Chacun d’entre nous en tant qu’autoconstructeur est sans nul doute habité par tous ces personnages à la fois mais à des moments et a des degrés différents de sa rénovation, suivant l’humeur du jour et des difficultés rencontrées.

 

T’aura forcément des contradicteurs quand au côté purement technique de ma soloconstruction. Des contradicteurs qui n’y verrons qu’une accumulation de conneries, qu’un chapelet d’erreurs fondamentales ou pasqueu ça s’fait pas comme ça et que même qu’ils l’ont lu dans des bouquins aussi balaises que la Bible et écrits par des patriarches; ceux-là même qui déversent leur fiel dans des forums et s’adonnent à la critique systématique de ce qui est réalisé par l’autre en s’envolant dans des discours hautement soporifiques sur ce que doit être une vraie réno réalisée dans les règles de l’art et jurant que seuls savent faire, les anciens et eux….forcément. Et ben pour avoir démonté et remonté pas mal de murs dans ma carrière j’peux affirmer sans complexe que les anciens étaient pas tous des lumières et les rénovateurs pas tous des illuminés….
Cette petite mise au point est juste un clin d’œil à certains gourous qui sévissent sur quelques forums et qui sans me connaître invente ma vie et parle au nom des miens, des gourous qu’ont du certainement refiler l’biberon à leur grand père, les concernés s’reconnaitront aisément….





Moellon : qui suis-je ?

 

Il est pas question ici de t’pondre mon autobiographie ou autre radioscopie relative à ma personne physique, mais juste un tour d’horizon pour te permettre de mieux me situer dans l’univers de la Maison Cassée.
Je suis né en Janvier 1958 dans le 93 et y suis resté jusqu’à mes 18 ans.
Exercé pas mal de métiers et de ptits boulots plus ou moins instructifs, plus ou moins insignifiants, plus ou moins débiles, plus ou moins nourriciers.
Bossé à la Villette, à Rungis, manutentionnaire un peu partout, partout arpette, militaire engagé, marin pêcheur, pêcheur de pousse-pied, Educateur sportif (sans titre), maçon, menuisier, et quelques autres d’une durée d’vie trop courte pour être cités.
Je suis ours, solitaire, égoïste, râleur, bougon, ronchon, impulsif, rustre, basique, de mauvaise fois souvent, jamais content tout l’temps….ça c’est pour les qualités.
Je suis con, fidèle, franc, direct, spontané, imprévisible, instable, brutal….ça c’est pour les qualités.
J’ai horreur des faux-culs, des fourbes, des lâches, des parvenus, des cons, des légumes, du foie, des endives cuites et des ptits pois. Au final je déteste tout l’monde et j’aime pas grand-chose quoi ! J’aime faire la bringue avec une bonne torpille entouré de quelques fidèles attroupés près d’un barbeuk.
Je voue une passion pour l’Ouest Américain des pionniers et j’ai une penchant sentimental pour les hors la loi de cette époque. J’ai été biberonné au Rock’n’Roll US des années 50, j’aime la Country, le Cajun, le Blues, je roule Harley depuis toujours même si quelques infidélités Anglaise ou Allemande.
J’ai jamais voulu devenir proprio à cause de mon bougeotte géographique et de mon instabilité bosseuse.
J’ai jamais vraiment trouvé ma place quelque part et jamais trouvé le boulot qui me corresponde totalement à part celui de militaire engagé que j’ai exercé trop peu de temps mais qui m’hantera jusqu’à mon dernier souffle.
Arrivé à un certain âge il convient cependant de faire son bilan, de prendre conscience du chemin parcouru et des biens accumulés durant sa vie. Ben de c’côté-là….zobi la mouche ! Et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé la soloconstruction et l’accès à la propriété à presque rendu 50 berges. Ce parcours professionnel atypique et cette vie de bohême sont dues essentiellement à mes traits de caractère et à des choix personnels délibérés.
Forcément rénover, construire ou autoconstruire provoque des changements radicaux qui influent dans une certaine mesure sur ta manière d’envisager ta nouvelle vie et va te la bouleverser à jamais. Des changements radicaux qu’il convient d’analyser et développer….

 

 


TRAVAIL D'
ÉQUIPE....


C’est pas une fois dans l’train qu’il faut s’demander si on a pas oublié de composter son billet mais avant l’embarquement.
Moellon

 

Le simple fait d’envisager qu’un jour tu puisse passer du statut d’locataire à celui d’propriétaire provoque un changement radical dans ta manière de voir les choses, de vivre et d’penser.
L’accession à la propriété est un acte délibéré, réfléchi, volontaire, voir suicidaire pour certains, qui demande réflexion. En effet, tes ptites habitudes à la con vont être chamboulées ainsi que ton mode et ton train d’vie. Moins d’sorties, moins d’potes à la maison, plus d’achats chez Fauchon, moins d’bringues, moins d’fringues, menus d’Bonze pendant ta réno pasqueu t’aura pas l’temps de t’cuisiner tes ptits plats, tu va maigrir, beaucoup maigrir et brainstormer beaucoup brainstormer….

 

On achète pas un tas d’caillasses ou un Château en solo. Tu t’engage et emmène dans ta galère toute ta ptite famille et ça, faut pas l’oublier et l’garder bien à l’esprit pendant plus d’20 ans, c’est dire.
Cette course de fond qu’est l’autoconstruction est loin d’être une promenade de santé et la moindre bévue aura des conséquences dramatiques et irréversibles sur ta vie d’couple, sur ta vie d’famille, sur ton taf, sur ta santé, sur ton état mental et au pire te plonger dans l‘monde des ténèbres.           

 

Faudra beaucoup discuter et communiquer avec ta moitié pour être bien certain que l’objectif à atteindre le sera. Bien plus qu’un test, cette épreuve est un révélateur sur la stabilité de ton couple.                 

Tu t‘apercevra peut-être que vous avez pas ou plus les même goûts, que vous êtes pas fait pour vieillir ensemble mais ça, mieux vaut s’en rendre compte dès la phase rêve du projet. J’ai pas dit non plus qu’y fallait aller acheter une ruine pour tester ton couple et contrôler vos affinités boug de naze ! juste qu’y faut avoir des objectifs communs et à court terme prioritairement.

 

L’autoconstruction est un véritable travail d’équipe et il doit être envisagé comme tel : compétences - complémentarité - confiance - soutien - motivation - détermination - solidarité…des vertues et des aptitudes qu’il te faudra posséder ou affiner comme un bon frometon.
Au même titre qu’un mariage, l’autoconstruction est un contrat moral et physique auquel il convient de s’poser les bonnes questions avant d’franchir le pas….

 

Quelles sont réellement nos compétences et qu’est-on capable de réaliser nous même sans aide ?
Serons-nous capable d’harmoniser vie d’famille et rénovation en adéquation ?
A qui demander de l’aide en cas d’besoin ?
Est-on pas trop jeunes pour nous endetter toute notre vie ?
Est-on pas trop vieux pour endetter nos drôles quand nous même pourrons plus raquer nos traites ?
Sera-t-on à la hauteur ?
Et si j’perd mon boulot ?
Et si on s’plante ?
Et si j’calanche avant la fin des travaux ?
Et si on plus un dinar pour finir ?
ça t’fout les boules nan ? Et ben c’est que tu t’pose les bonnes questions ! Des interrogations qu’il faut relativiser et décortiquer.

 

Les compétences

 

Aptitudes, connaissances, savoir faire ou encore capacités, c’est pas les qualificatifs qui manquent pour baptiser les compétences requises pour s’attaquer à du lourd. Faut être conscient et réaliste les concernant, savoir rester humble et se remettre en question quel que soit ton âge et ton expérience. Faut faire un bilan d’compétences moral et sur papelard lister c’que tu maitrise et c’que t’ignore, à la suite de quoi tu pourra cibler objectivement le bien envisagé et les fameuses compétences qu’il requiert pour le réaliser et surtout l’achever pour l’habiter.
Va pas t’imaginer que tout soit réalisable si t’as deux mains gauches et prend une pelle pour enfoncer une pointe dans une planche. Envisage ton projet en fonction de tes capacités et de ce que t’est capable d‘accomplir, le reste c’est d’la flute. Il est débile de penser qu’acheter d’abord et d’aller ensuite apprendre virtuellement plusieurs métiers pour réaliser pose pas problème puisque d’innombrables exemples de rénovations sur le net prouvent le contraire et viennent argumenter ta décision ! On fait pas un cheval de course avec un âne et t’aura beau glaner des infos souvent contradictoires sur des forums, des sites, des blogs ou chez les pros, si tu connais que dalle demande à celui qui sait, ça t’évitera l’pire.
T’est choqué ?…c’est aussi l’objectif, mieux vaut prévenir que guérir. Ces avertissements et ces mises en garde sont là pour te prévenir que l’aventure de l’autoconstruction est pas un passe temps et une simple formalité accessible à tous. La France fourmille de constructions abandonnées, inachevées, désertées, en vente. Les raisons en sont simples : surestimation de ses aptitudes, vanité, orgueil, inconscience. Des raisons qui mènent à l’arrêt des travaux, à la rupture, au divorce, au pire…. 

 

L’exemple que tu va pouvoir suivre plus loin est le fruit d’une réalisation pro, j’en sait pas mal mais j’apprend encore, maitrise quelques métiers, d’autres que j’ai délégués pasqueu j’y connait que dalle et qu’un métier s’apprend pas sur internet. Ce que je sais, je l’ai apprit au contact d’anciens et pour l’avoir pratiqué pendant 20 piges aux 4 coins d‘la France. M’as pas fallu une trâlée d’visites pour savoir si l’affaire était jouable, je savais ce que je pouvais faire et ce que j’ignorais. Te sert pas non plus d’mon exemple pour justifier ton achat en te disant pour te rassurer que si moi j’l’ai fait tu peux l’faire aussi, tu risquerais de l‘regretter amèrement….

 

Il existe des gonzs doués, très doués pour rénover et qui sont pas des pros. Ces bricoleurs confirmés comme il est de coutume de les nommer, ont des aptitudes qui leur permettrons de tenter l’aventure d’une grosse réno et de l’achever aussi bien qu’un pro, y’en a même qui se sont trouvé une vocation, qu’on trouvé leur voie et se sont établis à leur compte en tant que pro, faut donc pas croire que rien n’est à ta portée si t’est manuel et dispose de solides bases même s’il te manque l’expérience par la pratique.
 
Complémentarité, soutien, détermination, motivation, confiance

 

Rénover c’est long, très long, et ça demande une bonne dose de motivation et d’abnégation pour aboutir. La motivation est un état d’esprit qui dépend de plusieurs facteurs comme les conditions climatiques, l’harmonie dans ton couple, tes problèmes bancaire, tes soucis au taf, ton état physique ou le déroulement de tes travaux. Et ben ouais glaire d’ormeau tout est lié, et le moindre grain d’sable dans ta mécanique bien huilée grippera ses rouages jusqu’au blocage.

Du soutien il te faudra aller l’chercher à la source : ta femme…pour peu qu‘elle se soit pas barré avant la fin des travaux, lassée par cette réno qu‘en fini plus et des conditions d‘vie à la Spartiate que tu lui fait endurer depuis des années.
La famille quand a elle aura des réactions surprenantes quand tu passera à l‘acte, en bien ou en mal. T’aura même des propos acerbes et acides envers toi. Tu découvrira certains amis ou voisins sous un autre jour. Y’en a qu’hésiterons pas à t’critiquer, à t’jalouser, à te haïr, à te descendre en flammes, à aller raconter mille conneries ou t’foutre plus bas qu’terre. Comme pour tes poubelles, faudra faire un tri sélectif et lourder sans état d’âme les encombrants et les fâcheux, faudra savoir t’entourer des positifs et de tout c’qui va vous faire avancer, en pointe toujours. Tu pourra pas empêcher les langues fourchues de causer dans ton dos, et ben laisse causer et avance.
Restera quand même quelques fidèles, quelques couillus toujours au taquet prêts à t’filer la pogne contre vents et marées et contre l’avis de tous. Auprès de ceux-là faudra aller chercher appui et réconfort quand ça ira mal, quand tu doutera, quand t’aura besoin de décompresser.
J’en ai entendu des critiques et entendu des réflexions à la con comme :

- ils y arriverons pas…
- moi j’aurais pas fait comme ça…
- moi j’aurais jamais acheté ça….
- vous êtes fous de vous lancer la dedans…
- ils vont s’planter…
- tu devrais faire comme ça, et tant d’autres…

Me suis bien fendu la gueule dès le début des travaux et ceux qui balançaient leur venin tout au long des travaux et ricanaient rigolent plus du tout à présent que la Maison Cassée ne l’est plus que de nom.



Aide & coup d’main

 

L’autoconstructeur est un athlète de haut niveau. Il a besoin de soutien, d’encouragements, de motivation, de prépa physique et psycho, d’être secoué, d’être boosté afin d’être mentalement prêt et physiquement présent.
Moellon

 

L’aide : alternative à laquelle on pense souvent, mais attention toutefois à pas tomber dans la facilité et croire que de toute façon t’as plein d’potes qui viendrons t’aider à rénover ! On achète pas en pensant qu’on s’fera aider. Gueuler à l’aide tout l’temps va vite gonfler ton entourage et même les plus fidèles de tes amis, de tes potes ou de membres de ta famille se ferons distant, se ferons absent, alors évite de crier au loup et sollicite leur aide avec parcimonie, avec économie, quand vraiment y’a danger, quand le boulot le requiert ou qu’un corps d’état te pose problème pour avancer sur ton chantier.
Prudence aussi car tu dois rester l’Bosco sur ton rafiot, distribue les tâches et les rôles, donne des ordres, maitrise, canalise, soit directif. Il arrive fréquemment que chacun donne son avis perso sur un boulot ou une technique à employer, des conneries serons faites, ça provoque disputes, heurts, cacophonie, tout l’monde y va de sa ptite expérience et ton chantier va ramer, prendre du retard et ton moral va en prendre un moche coup dans la gueule.

 

SITUATION GÉOGRAPHIQUE....

 

Il est nécessaire, voir indispensable, de situer géographiquement la position de la Maison Cassée dans le reste du monde : la Vendée.  Ce département côtier qu’à l’cul tourné vers l’Océan Atlantique est coincé entre plusieurs départements : la Loire Atlantique, le Maine-et-Loire, les Deux Sèvres et la Charente Maritime.
La Vendée….un passé glorieux et historiquement parlant, sujet à polémique et à controverse.

Chouans : un nom chargé d’histoire qui sonne l’imminence d’une guérilla campagnarde fratricide âpre, fulgurante, et pour le moins expéditive et sanglante.
Je ne puis pas développer ici l’histoire réelle et véridique des faits et évènements qui se sont déroulés dans les marais et landes Vendéennes sans risquer de te raconter un tissu d’fadaises, tu trouvera sur le net et dans une flopée d’bouquins ce copieux morceau d’histoire de France raconté bien mieux que je ne saurais l’faire.
Toutefois, sache que la Chouannerie est à la Vendée ce que la bataille des Thermopyles fut aux Spartiates, ce que la bataille de Camerone fut à la Légion Etrangère, ce que la bataille de fort Alamo fut à l’indépendance du Texas, ce que l’V-Twin est à Harley Davidson.
Ceci pourra te paraître bref pour mettre en valeur le département dans lequel se situe la Maison Cassée, mais l’histoire de la Vendée est complexe, est longue, est riche, et moi chuis qu’un manuel et pas un énarque, pas un lettré, alors faudra t’en contenter….

Le Puy du Fou, le Vendée Globe, Philippe de Villiers, la Roche sur Yon, place Nap, les Sables d’Olonnes,  le Mont des Alouettes, le jambon mogette, le préfou, la gâche, la troussepinette, les palets, De Charrette, ben merde coco c’est qu’y en a des choses à voir, des doses à boire, et des denrées à claper !

 


2003 & 2004 : A LA RECHERCHE DU SAINT GRAAL….

Février 2004.

Nous créchions à l’époque dans l’une des dépendances du château de Grosbreuil quelque part en Vendée, entre marais et vaches.
C’est la mère Ténardier, la mère de Miss Moellon, qui durant ce mois de Février, nous contactera pour nous avertir de la vente d’un mobil’home d’occaz dont elle a eu vent.

Vla une nouvelle qu’elle est bonne, mais avant d’sauter d’joie au plafond faut d’abord entrer en contact avec le vendeur pour prendre rencard et s‘assurer de l‘état du bousin.
Et ouais morve de moule, pour installer un brontosaure de 8m de long sur 3 d’large faut du terrain ma bonne dame et c’est pas l’genre de truc que tu gare sur l’parking du supermarché local….

On visitera la roulotte peu de temps après, sera emballé, mais on attendra de trouver une zone pour caser l’tramway avant de donner suite et conclure par un deal acceptable.
La proposition de squatter un coin de terrain pour trouver une famille d’accueil à la roulotte viendra d’Odile et Rémi, la tante de Miss Moellon et son électricien d’mari.

Nous caltons sans tarder les visiter afin de discuter des formalités d’base, des règles impératives qui régissent la vie en communauté, de l’entente cordiale afin que notre présence sur leur terrain soit la plus discrète, la plus courte possible, et sans problèmes pour eux.
Nos discuterons longuement du côté technique de l’installation qu’impose la présence de la roulotte comme les divers raccordements en eau, en électricité, du soucis de l’évacuation des eaux usées et tombons d‘accord sur une date approximative de notre arrivée sur site.

Une fois cette étape passée, il restait à partir carnet d’chèques en pogne et devenir les heureux propriétaires d’une maison à roulettes.
L’installation et la viabilisation se sont passées rapidement courant Mars.
Petiot lieu dit peuplé d’une centaine d’âmes, notre arrivée fut perçue comme l’attraction annuelle.
Nous cherchions à l’époque, un bien de pierres habitable même si quelques travaux étaient impératif pour obtenir un confort supplémentaire.
Cette chasse au trésor se fit d’abord en couple pour éplucher la cambrousse par nos propres moyens, puis bien vite par le biais d’agences histoire d’accélérer les choses et d’élargir notre rayon d’action.

Nous avons découvert et visité, la plupart du temps, des biens qui ne correspondaient de près ou de loin, à rien de ce que nous souhaitions : trop grand, trop ptit, trop loin d’gens qu’ont appréciaient, trop près d’cons, trop neuf, trop vieux, pas assez d’terrain, trop d’terrain, trop d’voisins, bref l’affaire allait se révéler être pas tendre mais pas tout à fait désespérée; la patience et la ténacité sont des vertues que les rénovateurs possèdent et maîtrisent, suffisait donc de l’être….

Odile était tierce personne dans le bled chez une vieille dame qui vivait seule. Un beau jour elle se pointe et nous apprend que Mamie, on l’appellera affectueusement comme ça, a quelque part et à quelques pets du village, un bien qui correspondrait à nos souhaits. Bien inhabité au milieu de rien, entouré de meumeuhs et que quand et si on veux, elle nous accompagnerais le visiter juste pour voir…..et juste pour rire.
Rendez-vous fut prit peu de temps après l’information, nous bennons Mamie à l’arrière de la limousine d’Odile et filons vers le lieu du délit à la recherche du temple maudit….


Je dirais pas que nous avons été euphoriques à en pogoter et habités par un sentiment empreint de joyeuseté jubilatoire à la vue du tas d’caillasses emballé d’herbes folles, de ronciers comacs, de lierre grimpant, et d’un tas d’merdouilles qui trônait alentour, quoi que ça c’était pas l’pire….

Arrivé sur site je décide un tour d’horizon approfondi histoire de rassurer Miss Moellon, franchement inquiète et complètement anéanti.
Visite du RDC….étage….état des murs porteurs….du mur de refend….des murs tout court….charpente….couverture….viabilisation….voisinage….houlala.
Tout est pélinge, percé, vermoulu, rouillé, fissuré, chancelant, instable, branlant, cassé, étayé.
M’as pas fallu deux jours et plusieurs visites pour constater l’état du merdier et m’apercevoir qu’y faut soit raser et faire du neuf, soit démonter et rénover.

L’état de la ruine étant un problème superficiel, pour mézigue le truc le plus important était : combien ? Tu notera au passage la notion très particulière que j’ai du superficiel…..

Moellon : combien pour ce ptit chien dans la vitrine ?

Grand silence….

Mamie :  le prix d’la pierre….

Moellon : et l’est à combien la pierre en c’moment ?

Mamie : au prix d’la pierre….

Nous repartons vers le village et dans la bagnole je doublonne pour tenter de décrypter le hiéroglyphe verbal de Mamie….

Moellon : combien ?

Mamie : le prix d’la pierre….

Devant la précision et la justesse des propos j’abandonne et fermerais mon claque-merde jusqu’à notre arrivée au bled. Trouvera quelque chose de moins Stalingrad, l’ancienne est en apesanteur et répond uniquement par rébus et puzzle.

Quelques jours après ce premier contact Odile passe nous voir à la roulotte, porteuse d’une nouvelle : elle a connaissance du prix d’la pierre….

Odile : j’arrive de chez Mamie, elle en veux et vous en propose 4000 euro.

Bon….pas d’emballage non plus pasqueu même si l’prix demandé vaut même pas l’prix d’une niche à clébard ou d’un abri d’jardin en bois même pas autoclavé, faut savoir rester lucide et placide.
En effet c’est cadeau, mais l ‘état du merdier à rien d’bien engageant et faut avouer qu’y faut avoir quelques notions, avoir quelques solides compétences, avoir pas mal de temps libre, et être franchement pas tout livré pour s’engager plein pot dans ce type de soloconstruction et voir dans un tas d‘gravats la maison familiale.
Les notions requises : j’ai….les quelques solides compétences : j’ai par expérience….disposer de temps libre : je capitalise….être pas tout livré : c’est un don d’naissance.
Et ben le constat est fait et décision est prise : faut aller à la banque entamer les démarches pour l‘accession à la propriété.
C’est ainsi que nous avons découvert ce qui deviendra plus tard, beaucoup plus tard, la Maison Cassée, un mélange de bol, d’opportunité, de coïncidence et de bol !

Conseil : visite un bien en hiver ou quand il jaille. Tu décèlera plus facilement une fuite ou un cache misère posé par un propriétaire indélicat et roublard. Tu détectera plus facilement une humidité latente, des traces de salpêtre, de moisissure, la présence de vermine.


Aparté…

Y’a aussi un aspect important à prendre en considération et pas un des moindre avant d‘acheter ou d‘aller plus loin dans tes démarches et avant de prendre une décision : le voisinage.

Le voisinage…lequel d’entre nous à pas une maille à partir un jour avec un voisin procédurier à en crever qui cherche des poux là où y’en a pas et qui va t’pourrir la gueule tout bien comme y faut pendant des années pour des misères dignes du primaire.
Te fera chier pour ta haie trop haute, pour ton clebs qu’aboie, pour ta bétonnière qui tourne, pasqueu avant que t’arrive il avait l’habitude de passer sur ton terrain pour aller vider ses poubelles et que maintenant y va être obligé de faire le tour de tes 200 m de clôture pour benner ses sacs dans les containers, pourra plus ramasser tes noix, te fera chier pour tes chiards qui jouent fort, pour l’odeur de ta côte de bœuf qui l’incommode, pasqueu tout simplement t’est là, que toi t’est pas d’ici, que lui y est né et qu’la ruine que t’as acheté ben lui la voulais depuis la nuit des temps quoi merde !
Pour peu que t’ai du pif et renifle le sac d‘embrouilles à venir, c’est lors de tes quelques premières visites que tu pourra observer ce type d’oiseau d’proie puisqu’à chaque fois ben…il sera là.

T’invitera à prendre un pot pour t’expliquer qu’ici c’est lui l’cake de Ploucbourg, qu’il y est né et qu’avant lui y’avait rien ni personne, te dira le plus grand mal des autres et de lui le plus grand bien. Faudra mettre les pendules à l’heure et expliquer gentiment mais fermement au fâcheux que t’as une ruine à retaper et que les chroniques locales tu veux pas y être mêlé et t’en cogne Royalement. Forcément ça plaira pas, et déjà t’as un ennemi…et merde.

Mon Breton d’ex beau père qu’on surnommait affectueusement l’Araignée et qu’était marin pêcheur de profession et braconnier par passion m’avait dit un jour : là où y’a un congre, y’a un crabe ou une bête bizarre (s’entend un homard ou une langouste). L’enflure attend sagement la mue du crustacé pour le godailler. Une vérité que j’ai d’ailleurs pu valider avec lui lors d’une forte marée derrière la ptite digue du port de Belle Ile en Mer, à la crique aux bleues.
Un axiome qui va bien avec l’exemple du fouille merde mitoyen qui va t’caresser dans l’sens du poil mais qu’attendra son heure pour commencer son travail de prédateur, quand il te sentira en confiance et vulnérable…
Te faudra donc tenir compte de cet élément important avant d’foncer bille en tête chez l’notaire et t‘apercevoir rapidement qu‘à côté de ton ptit cocon, y‘a un nid d’frelon.

Avant la Maison cassée nous avions visité par le biais d’une agence, un bien de pierres avec des dépendances partout à en vomir, pas mal de terrain, une stabul pas loin, un seul voisin. Fort potentiel, travaux lourds mais RDC habitable de suite.
Pendant que l’gonz tentait d’amadouer Miss en jactant comme un livre, je tournais autour de la bicoque évaluant rapidement les travaux tout en écoutant la voisine qui pendant la bonne heure de visite à pas arrêté d’hurler après ses drôles. Je m’suis dit que la, y‘a une mine à emmerdes. Les vantardises du commercial concernant l’état du bourrier et la féerie paysagère estivale y ont rien changé, pour moi c’était niet et bien m‘en a pris.


First visite, le retour….

Motivés donc par la nouvelle de la proposition de vente du tas d’cailloux, fallait accélérer les choses puisque cette ruine était en vente depuis plus de 2 piges et qu’y fallait pas trainer la babouche et la voir nous filer entre les pognes par l’éventuelle surenchère d’une gazier au parfum de l’offre.
Nous décidons donc de retourner au Château pour une seconde visite plus minutieuse celle-ci pour mieux apprécier l’état général de la ruine et la quantité de travail qui m’attendait si le deal se concluait….
Quelques jours plus tard nous repartons en famille pour une seconde visite, plus poussée celle-ci. Armés de crayon, bottes, bloc note, calculette, décamètre et bombe fluo, nous arrivons sur site….
Nous nous plantons devant la ruine quelques instants…

Zoé : beu….elle est toute cassée ta maison !

Une sentence qui prit ce jour tout son sens et donnera naissance au nom indélébile qu’à présent tu sais.

Miss Moellon : et qu’est-ce que tu va faire en premier ?

Moellon : j’vais m’asseoir sur une chaise devant la ruine avec une binouze et j’vais beaucoup pleurer….

 

Bon....voila la tendance du bouquin. La suite est un historique de la Maison Cassée, un état des lieux, les travaux et tout l'reste dont je garde pour l'instant le contenu confidentiel mais pas inavouable....

Bon....faut que j'te laisse pour me préparer à aller bringuer chez Bernard & Bianca, un couple d'amis fidèles et pas les souris d'chez Disney, boug de niais.





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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 10:33

Déjà Vendredi, ça pèle mais fait beau, fait pas chaud mais fait beau.

Déjà de temps à autre, le poèle à bois est d'active pour réchauffer nos croupions sédentarisés le soir quand descend la fraicheur dans nos humbles demeures pierreuses.

Cette période de l'année est aussi celle, pour ceux qui crèchent en cambrousse of course, ou faut s'équiper sport pour aller ramasser des champipis. Suivant la région où tu gite, la variété des phallus change et du fait certains comportements et équipements pour aller à la "chasse" s'adaptent également à ce type de combat.

Pour garder secret "leurs coins", certains hésitent pas à y'aller en treillis cam, barbouillé guerre en adoptant une attitude de barbouze lors de leurs déplacements et chouffer si y'a pas des fois un voisin qui l'épie et le suive pour découvrir sa veine de giroles, de trompettes de la mort ou autres ceps à omelette. J'ai connu ce type de fondu étant ado, le daron d'un pote qui créchait en Lozère près d'une rivière et avec qui ont étaient barrés chasser la girole en prenant mille précautions qu'on aurait cru une unité des forces spéciales en action d'infiltration, c'est dire le niveau d'atteinte des neurones du gazier....

 

Dans l'même genre t'as aussi l'chasseur et l'pêcheur, au premier on a filé un permis d'tuer temporaire façon intérimaire et au second un permis d'prélèvement pour comme y disent, contribuer à l'équilibre naturel.

C'est pas en c'moment qu'y faut envisager d'aller en famille s'adonner à la promenade ou aller caguer derrière un arb, ces messieurs de la gachette défouraillent au moindre coup d'vent et j'en veux pour preuve le nombre d'accident mortel, ou pas, recensé chaque année. 

Bon....y'a pas besoin non plus d'être un guerrier dans l'âme pour se baisser et ramasser. Zoé y'est allé faire un tour en spad y'a 2 semaines avec une copette d'école et nous en a ramené ça....

 

000 0992

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tombées sur une veine, les sauterelles ont ramassés la floppée au détour d'un fossé. Ramassé tout l'village des Schtroumpfs, les pôv !

 

Cette cueillette providentielle a pour cause notre situation géographique. Et ouais mon bon plouczouille, ici c'est pas l'désert du Ténéré mais c'est quand même un coin du trou du cul d'la terre, ce qu'explique de trouver quelques raretés au détour d'un sentier ou d'une vieille grange pélinge.

 

Les bidouilles avancent à coups d'rame, ça godille quoi merde ! Priorité sur le mobilier du séjour et plus particulièrement le bahut à mèmère et quèques décorations purement esthétiques.

Miss Moellon barbouille et moi je vieillis dans la foulée, un tandem bien rôdé jusque là. Et quand j'dis que j'vieillis j'cause pas d'mon àge trompette, mais de l'aspect donné au meub patate !

 

Deux couches d'aprêt pour support variables de chez l'père Julien; un bidonet assez cher mais efficace pour préparer l'meub à vieillir et cirer.

 

000_1041.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La base de chez l'père Julien. Un aprêt blanc appliqué deux fois avant ponçage à la cale pour chauler et badigeon d'un fixateur pour enraciner.

 

L'aspect rustique donné au bahut demande pas une formation d'ébéniste ou une expérience d'antiquaire pour se réaliser, juste un poil de temps, d'la bonne volonté et un coup d'oeil. Pas trop insister sur le vieillissement sous peine de foirer l'aspect d'ensemble, simplement corner et casser les arêtes, forcer sur les assemblages, sur quelques veines proéminentes, sur quelques défauts esthétiques.

 

000_1042.JPGbahut séjour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bahut en place. Calé près du sas qui mène à la salle d'eau et aux gogues, il trône, bourré à ras ses tiroirs de couverts et bourré à ras ses étagères, de vaisselles.

Un cliché d'avant ses modifs pour te remémorer l'état du bourrier à réception de chez l'Abbé Pierre.

 

Reste les étagères des portes vitrées à finir de peindre et vieillir. Au final, ce meub qui vaut pas tripette à la base, se voit chrysalider en quelques opérations et en quelques semaines, pour s'intégrer au mieux dans l'univers champêtre de la Maison Cassée, amen.

 

L'objectif suivant sera d'attaquer le solivage du séjour, un gros morcif. 16 solives d'une section de 350 x 100 à apprêter, à vieillir, sans compter les lames de parquet apparentes en sous face. Une teinte claire pour reflêter la lumière naturelle et celle des éclairages sera donnée pour une impression de profondeur et d'accentuation des volumes. En effet bec d'alose, la bassesse du plafond a tendance à écraser le volume du séjour et pour gomer cette impression étouffante le choix de la couleur est déterminant et sera donc clair.

Le burlingue du coin informatique passera aussi au trapèze pour lui ôter cet aspect monacal et d'Proviseur de Lycée qu'il arbore actuellement. Tu verra bientôt le surplombant, l'embryon de l'ouverture demi-lune qui sera crée plus tard histoire d'apporter la clarté inexistante à cet endroit du séjour. Un tracé sur le mur sera esquissé pour envisager ce qui deviendra source de lumière. Restera à dégoter sur le net, la dite ouverture et à moi d'adapter le percement vouté briqué....

Dans ses proportions, 1,20m x 0,80m paraît raisonnable sans toutefois devoir contrarier la configuration de la pièce.

 

Et ben vla les niouzes de Ploucbourg. Pour l'heure va falloir aller finir la semaine de maille et s'préparer au week prévu juteux.

Sur ce mon brave morveux, j'te plante là pour aller croûter un bout et enfiler la tenue d'combat.

 

 


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Beu....t'est d'où toi ?

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