Cette fois est la bonne, la terre a pivoté grave et nous vla qu'on s'éloigne de l'astre solaire pour au moins 5
bons mois, 5 bons mois à s'peler les miches, à s'cailler les meules, à cryogéniser et trembloter. On va encore gauler tout un tas d'merdes au cours de l'hiver et devoir prévoir une phamacopée
balaise et un bar à grog plein comme un oeuf pour remédier. Bref c'est la routine qui s'installe...
Les ptites bricoles progressent avant d'attaquer la pose du carrelage. Les enduits cirés côté cage d'escalier sont
achevés, le dernier panneau de pierres apparentes de la cuisine est en cours, les peintures des plafonds se réaliserons par bonds, la pose du carrelage est lancée.
2 seaux d'pâte à cirer ont été nécessaire pour finir la zone côté cage. Pas l'temps du cirage, la priorité est à la
pose des travertins...
L'emplacement de
l'echelle de meunier provisoire.
Bon...c'est vrai que l'provisoire a tendance à prendre méchamment racine et s'éterniser sournoisement.
Pour les ceussent qui montent dans l'train en marche et s'interrogent sur la provenance et la présence du totem qui
pointe droit comme un pied d'choux et raide comme un
juge, je répondrais que c'est la moitié de l'un des 2 entraits d'une ferme de la charpente d'origine de
la Maison Cassée. Et qu'est-ce qu'il peut-il bien foutre en plein presque milieu du séjour ? C'est simplement l'poteau porteur de la trémie d'escalier morve de moule !
Deuxième taf avant la pose : jointoyer l'mur de pierres apparentes de la cuisine côté frigadin...


Le dernier morcif à finir. 3 sacos de PRB Belle Époque pour faire.
J'aurais pas l'temps non plus d'achever c'petiot panneau pas beau. Pas possible de coller et d'gratter 6m² en
quelques heures avant d'aller chatrave à la mine...
La niche que t'aperçois dans l'angle permettait le passage du conduit d'feu du poêle à bois de marque Franklin, un
pipeline inox de 150mm, une abomination occulaire qui nous a néanmoins permis de nous chauffer l'fion pour pas cher pendant pas mal d'années de disette pécuniaire.
Le poil a été vendu la semaine dernière, fini les corvées vive le renouvelable à air comprimé.
Au boulot nous avons "l'privilège" de pouvoir emprunter du matos pour manoeuver pendant l'week end. Évidemment y'a
un truc...forcément. Ce prêt à taux zéro implique de devoir impérativement ramener l'matos pour le Lundi qui suit. C'est short pour celui qu'a une taille qui demande plus d'un week end pour
s'achever mais c'est une option intéressante pour celui qu'a une taille light. T'empruntes du vendredi 21h au lundi 5h.
Pour carreler j'ai donc emprunté un malaxeur à mortier, un truc qui tourne à vitesse lente et régulière pour te
donner une colle onctueuse sans grumeaux...ou presque.
Emprunté aussi toute la panoplie du parfait carreleur : taloche éponge, taloche à joints, peignes, bac à eau,
lisseuse, truelle.
Samedi...
Grand jour, jour de pose et pas jour de pause, pose du carrelage et pauses café. Première opération avec les
incontournables contrôles de parallèle et d'équerrage afin de déterminer un point de départ de la pose, celui le plus judicieux, celui le moins disgracieux, celui qui permet un minimum de coupes
à la con, bref un confort visuel.
Pose en opus Romain, double encollage, plus long de réalisation mais plus sûr. Après les formalités de tracés et de
contrôles j'attaquerais avec l'aide de Miss et de la belle Hélène c'te bonne poire. S'occuperons du malaxage, des coupes et de l'encollage des travertins, mézigue à la pose et à indiquer aux
amazones les dimensions des carrelingues à tronçonner.
Même si la pose en opus permet une tolérence d'erreur plus grande dans l'alignement des
joints qu'une pose tradi, il est pas question non plus de s'reposer sur cette particularité au risque de t'retrouver avec une horreur d'alignement de plusieurs centimètres en fond
d'cale...


Arrêt sur image. Les sauterelles prennent la pose pour célébrer l'évènement attendu depuis 2005, la pose du
revêtement d'sol carrelé.
Le duo aux prises avec la bécane à coupes. Je prendrais les métrés et les indiquerais à Véronique et Davina
histoire de les occuper et les empêcher d'aller chez Pierrot l'abbé National pendant que j'loupe la ptite finale entre l'Australie et le Pays d'Galles.
Y'aura pas lourd de fait puisqu'on a commencé tard le collage, la prépa a été longue mais l'erreur est pas
supportable et dans ce type de cas, elle est pas humaine; d'ou la lenteur voulue.


Pose côté chiottes et photo prise de la trémie.
Pas mal de temps et de fignolages pour ce recoin à la con. Les découpes autour des huisseries ou encore autour du
poteau porteur de la trémie ont été faites simultanément pour pouvoir conserver un alignement précis pour les reprises.
Peu de coupes en rive de mur, les carreaux sont quasiment entier et tout colle plutôt bien, c'est pas une volonté
maladive lors des calculs de tracés mais juste un peu d'bol...il en faut parfois. Nettoyage des carreaux par bonds, à chaque m² lavage en raison de la largeur de l'opus (1,41m )

Vues en enfilade gauche-droite de ce que réalisé en ce samedi.
C'est pas terrible au niveau rendement et un carreleur pro se fendrait surement la gueule devant le peu d'fait mais
j'ai pas envie d'foirer, c'est un plancher chauffant, ça demande de la méticulosité et de la rigueur.
Demain on remet l'couvert, debout pas trop tard pour malaxer et poser. Le duo d'choc remettra un coup d'gaz pour
progresser honorablement. Devrait aller plus vite puisque pas de découpes, tout est rectiligne, juste à s'attacher à rester aligné.
J'aurais droit à une ptite pause solo vers 9 h pour aller encourager nos valeureux Bleus affronter les terrifiants
All Blacks; binouze en pogne calé dans mon club.
Pendant qu'les bougresses s'activerons à la pose je s'rais en pause une bonne heure. Sont pas invincibles ces
Blacks, redoutables certes mais pas invincibles, et pis impossible est pas Français on leur a déjà tanés l'cul y'a une bonne paye.
Bon...jt'e largue en amarres, chuis naze et demain une rude journée nous attends alors fait pas chier l'marin, la
mer est mauvaise...
BLA BLA...