Vendredi soir, tard.....
Le sac à viande de la drôlesse de Lily est pas fait et j'décide tout flemmard que chuis de la faire roupiller dans mon pageot, mauvaise idée....trèèèèèès mauvaise idée.
Lily a la tremblotte, gigote, j'me prend une mornifle, un coup d'babouche, un mawashi, chuis obligé de m'lever avant d'finir couvert d'hématomes, nécrosé avec un oeil poqué ou un bras d'cassé. Ben merde alors, que celui qu'à jamais pioncé avec un d'ses chiard au sommeil tourmenté m'refile un coup d'melon. Pioncer avec la tigresse ressemble à un combat d'ultimate fight !
Je décollerais donc au lever du jour et juste avant l'retour de taf de Miss. Nous partirons au jardin apprécier et siroter un jus chaud à la pierre Touthankozant chiffons et point d'croix.
Copieux programme en ce premier jour de week. Donner de l'ordre aux abords, fignoler l'rade, créer un établi provisoire, rectifier les encadrements de la porte donnant sur la coursive, poser deux cornières en linteau de coursive.
Nettoyer les abords...d'abord y'en a partout ! Du chalet viré, pas mal de merdes occupent le terrain et font sacrément agressif à l'oeil pour rester poli. Tout est pêle mèle, mélangé, pas trié, en vrac, en tas d'merde quoi !
Faudra selectionner méthodiquement avant d'entasser dans la bétaillère du Gros Jacouille et d'aller déchetter dans les bennes appropriés. C'est que l'gonzier qu'est d'faction est pas tout fineau et reluque le candidat au déchargement comme un planton reluque la carte d'identité du troufion tout fraîchement engagé qu'il est : avec méfiance, suspicion, avec soupçon.
Donc pedzouille de Tataouine sur Drôme, t'as pas interêt à lourder du carton dans la benne à verre, pas interêt à benner dl'a ferraille dans l'container à verre ou d'aller tenter à la sauvage un vomis d'végétaux dans la benne à tout venant. Une broderie d'insanités urbaines et d'jurons d'Adjudant d'Compagnie te cueillerons au mieux, et un secouage façon Orangina au pire....
Vide grenier....une décharge à ciel ouvert qui propose en vrac des merdouilles : de toute matière, de tout état, de tout et de rien, de tout en bordel.
Sous les bâches : du bois, sous les cartons : du plastoc, sous l'verre : d'la ferraille et sous tout ça : des aller-retour en rafale pour benner.
La roulotte se vide plus rapidement et cette semaine verra les voyages à déchetter se profiler et voir se dessiner le génocide du mobil'home. Une mise à mort réalisée à la disqueuse, à la masse....alléluia.
Je m'contenterais pour ce jour de déplacer les cartons d'un bord, pour le reste j'ai pas l'temps, trop d'boulots ailleurs. Et pour commencer j'vais au rade pour mètrer les cornières d'angle.
Des chutes de cornières, relicat de celles du chalet serons trouvées dans le ptit tas d'reliques boisif qui reste dans un coin d'la roulotte. Sélection....prises de cotes....tronçonner....poncer....toupiller....barbouiller, attendre le séchage entre les 3 couches.
Le tombeau achevé. La touche finale apportée avec l'ajout de deux balaises de cornières de récup. À ce stade, je peux sans trop m'avancer affirmer que l'bar est ouvert.
J'ai bien tenté de pousser l'sarcophage sur le mur pour le coller proprement et ben mon cul ! Le bazar reste imbranlable et refuse de millimètrer un dard. Y'en a pourtant pas lourd, juste quelques 5cm pour plaquer, mais j'attendrais l'arrivée du Gros demain pour retenter l'aventure de la poussette.
Les Jacouille arrivent demain pour un dej et passerons, pour le Gros, par le rade histoire d'inaugurer et pour les nymphes par la cuisine histoire de radoter sur la cause animale.....
Cette pécadille torchée à la vitesse d'une perturbation gastrique qui s'libère, je décide de pas attendre d'être en possession du plateau de l'établi et d'le fabrication maison.
Disposant de quelques madriers usés mais en assez bon état pour l'affaire, j'en prélèverais une troizaine pour le réaliser.
Bon....par rapport au boulot fait, créer un établi avec ces merdes tout justes bonnes à échafauder est pas en soit exemplaire; mais faut faire avec les moyens du bord et encore et toujours s'adapter.
Serons coupés à 3,60m, serons posés sur leurs bases, serons vissés à la 140. Bien sûr tout ça reste provisoire et n'est fait que pour parer à l'urgence du moment, dès que le plateau sera dégoté l'infâme sera éjecté.
L'établi toutfrais expédié. Madriers d'échafaudage pour réaliser. Une longueur de 3,60m pour une largeur de 66cm, de quoi martyriser et bricoler sans complexe.
Demain visite des Jacouilles, faudra inaugurer, faudra boustifailler, faudra siroter pour fêter l'Printemps, les beaux jours, pour fêter le retour des ptits boulots et du repos.
Pour le moment faut que j'va préparer la maisonné, aider les moutards à pager, aller au PC articler.
Fait....


BLA BLA BLA !