Vendredi 13, 8h30...dehors ça pèle mais le soleil est présent.
Miss Moellon : ho gros y'a TF1 au portail viens avec moi les accueillir.
Moellon : ouais...elle arrive.
Miss Moellon m'interpelle pendant que chuis à zieuter c'qui peut traînasser à gauche et à droite dans l'séjour.
Nous avancerons en délégation au portail accueillir
"Reportages". Sébastien le journaliste et Vincent le caméramen viennent d'arriver à la Maison Cassée.
Seb : salut Moellon, moi c'est Sébastien
Vincent : salut Moellon, moi c'est Vincent
Moellon : salut, ben moi c'est Moellon....forcément
La Moellon's family se présentera à tour de rôle aux frères Pétard et visse vers ça.
Accueil chaleureux, sourires et poignées d'pognes viriles histoire de détendre et d'assouplir.
C'est devant une tasse de kawa prise
sur l'ilot d'cuisine que nous passerons quelques temps à nous découvrir avant de définir un plan d'bataille qu'est déja
établi sur papier. Le concept est de réaliser un montage et un mariage de la précédente émission avec celle envisagée; un avant-après savamment prémédité.


Sébastien de face et Vincent le caméramen justes arrivés, commencent à déballer et s'installer devant un
café. Premier contact qui rassure et décontracte A droite première séquence sous la tonnelle avec Miss.
Les premières séquences sont programmées et planifiées, reste à tourner...
Cette première journée de tournage en ce vendredi 13 sera hyperlipidique, stressante nerveusement et physiquement éprouvante. Pas
facile de rester naturel dans ses propos sans passer pour un demeuré analphabête qu'arrive pas à aligner deux mots d'Français et qui jacte comme il écrit.
Faudra doublonner ou voir tripler quelques prises en raison du vocabulaire employé par ton serviteur ou pour autres raisons
techniques.
Nous sommes bien poilés, ambiance collégiale, fous rires, souvenirs. Une première journée tranchée par un repas dans un restau
local, le même que celui choisi lors du premier reportage.


Séquence à la pierre, interview avec Zoé sur son arche. Séquence retour de chez l'Abbé avec la belle Hélène c'te bonne
poire.
L'après midi sera complètement remplie à en vomir et se terminera par une séquence chez la belle Hélène c'te bonne poire, une
séquence qui me permettra de faire un état des lieux, de la conseiller et de programmer quelques priorités manuelles pour l'été concernant la charpente-couverture de sa masure.
Visite de la Maison Cassée, visite du chalet, visite du jardin, visite des douves, virée en pétoire, séquences arrêt sur images
qu'ont commentaient, retour vers le passé, projection vers le futur, partie action ou je suis d'active, tout ça entrecoupé de caméra café ou d'goûter, de partie d'foot en duo ou de partie
d'volley en triplette quand le ras l'bol se faisait sentir ou qu'la pression devenait palpable.
Seb : tes travaux sont pas finis Moellon ? Serais bien de te voir en action.
Moellon : t'est vachement observateur toi...ben nan sont pas finis, manque du matos pour faire avancer mais là
j'ai rien sous l'coude.
Miss : ben j'ai commandé des sacs et sont arrivés chez Big y'a une bonne paye
Seb : et ben c'est l'occasion d'avancer et d'nous montrer !
Miss : heu...demain ?
Moellon : et ben tu va les chercher maintenant tout d'suite et j'colle...t'as qu'la gueule.
Seb : et ben voila, on y va alors !
Et vla mon brave moujik comment je m'suis fait outrager. Piquée au vif et pouvant pas s'faufiler, Miss est barrée avec l'équipe
caméra au poing chez mon fournisseur pour y aller gauler les 3 sacs commandés.
Pour une question de temps de collage de séchage et de grattage j'expliquerais aux novices médiatiques qu'il est pas possib de
coller un panneau juste pour leur plaisir, à 18h. Je leur proposerais de revenir demain matin à 9h30 pour prendre un poil d'avance sur le collage et qu'ensuite ils auraient de quoi remplir leur
caméra et moi de m'laisser l'temps d'avoir du temps...
Décollerais tôt le lendemain pour tambouiller et commencer à jointoyer. Arriverons à 9h 30 pétantes, quand 3m² collés et
commencerons à bobiner.


Voulaient m'voir en action. Jointoyage d'une partie du meneau droit de l'anse de panier côté cuisine, fait. Je laisserais
Hélène finir de gratter l'mur et Lily à lui filer la pogne pendant qu'Miss et mézigue sommes réquisitionnés dans l'séjour pour un arrêt sur image.
Cette séquence travaux d'finitions permettra au moins d'faire avancer la péniche de quelques brasses. Au passage un sac 1/2 pour
jointoyer environ 4m² d'mur aux joints vachement dégradés.
Interview de Zoé, tentative d'interview de Lily clavée comme une huitre face caméra, interview de Miss qu'en avait un wagon à dire,
une trâlée à vider, une péniche à débarquer sur son expérience à elle de notre autoconstruction, de certains comportements malsains, ou de certaines phrases nauséabondes entendues en opérations
extérieures. Pour elle une thérapie et pour moi un moyen fantastique de m'laisser aller sans retenue dans mes propos, d'être naturel, d'être moi-même, un défouloir quoi merde !
J'te rassure sur le vocabulaire employé, sur des expressions très particulières, et sur pas mal d'envolées verbales urbaines dans
certaines de mes réponses à des questions posées à la cadence usine, lors de ce reportage; j'ai jacté comme j'écrit et j'écrit comme je jacte, c'est dire...
Le Samedi, dernier jour de tournage, a été 100% pour Miss et la belle Hélène c'te bonne poire. Séquence négochinage chez l'Abbé
national, là j'en sait pas plus que toi puisque moi ben...j'était pas là; chuis resté avec Lily a dégouliner dans l'canapé à jouer à Mariokart.
Dernier repas familial offert par Seb dans un Buffalo Bill avant d'repartir au Château la panse de brebis farcie pour figer une
poignée d'séquences histoire de compléter et de rien regretter.
Pas moins de 6 plombes de tournage pour en sortir, en tenant compte de la première émission, quelques 10 minutes de bobine; c'est
ridiculement peu tu va m'dire mais l'émission est pas exclusivement dédié à la Maison Cassée mais morcellée entre tous les intervenants du premier reportage.
Formalité administrative torchée avec les signatures de formulaires précisants notre acceptation à la diffusion de tout ce qu'a été
filmé à la Maison Cassée, cette ultime chinoiserie clôturera le reportage.
Partirons en fin d'soirée vers Lutèce via l'tramway.
La maison fait vide, la pression tombe, on accuse la fatigue et déjà une certaine mélancolie s'installe, les souvenirs affluent
déjà et arrivent en vrac; on commente, on extrapole, on fabule, on s'imagine et on regrette certains non-dits ou d'en avoir trop dit...

Photo souvenir pour immortaliser ce passage de "Reportages" à la Maison Cassée.
Quoi retenir de ces deux jours de tournage et de l'arrivée d'une équipe téloche qu'arrive filmer toupartout chez toi en t'posant
mille questions pour lesquelles tu cherche tes mots ? Et ben ça restera un grand souvenir qui fera partie intégrante de l'histoire de la Maison Cassée. Restera les nombreuses photos prises par
ton serviteur pour se rappeller ce passage, passage qu'il me faudra inclure dans l'bouquin chapitre "la Maison Cassée et les médias".
En comparaison à la première émission celle-ci a été, question ambiance, nettement plus détendue mais nettement plus stressante
question planning. L'atmosphère franchement détendue et fluide, l'équipe plus à l'aise et moins conventionnelle. Inoubliable et inoubliables...
Bon...demain c'est dimanche, l'est tard déjà, on est liquéfiés, on vient d'avoir notre festival de Cannes rien qu'à nous, fin
d'chantier...
BLA BLA...