WHO ARE YOU ?

PSEUDO : Moellon

AGE :  54 c'est sûr...

CATEGORIE : poids lourd

PROFESSIONS : maçon (tradi) - menuisier (poseur) entre autre.

JOUETS : pétoire, zique...

QUALITES : râleur, bougon, de mauvaise foi (quand y faut), indépendant (verseau), égoïste, bordélique à la maison, organisé au boulot, fidèle (comme un clebs), franc (trop), direct (du gauche)......

DEFAUTS : Qu'est ce mot ? Toute façon j'en ai pas....

 

 

 

 

La Maison Cassée, le bouquin

 

 



REPORTAGES (1)

TRADUCTEUR

Ce "traducteur" ne traduit évidemment pas l'argot qui truffe mes articles, il convient donc de prendre avec la plus grande prudence cette interprétation mot à mot qui rend parfois burlesque et incompréhensible le sens d'une phrase ou de certaines expressions "urbaines". Indulgence de rigueur donc pour ce truc à deux balles.

Moellon

 

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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 04:36

Orage, haut désespoir. Et pan, en plen dans la tête du gosse ! Après avoir, sur les conseils avisés des techniciens hautements spécialisés qui dépannent par bigo de Tunisie les pannés Français, changé : le filtre, après avoir changé les câbles, après avoir changé la Livebox, après avoir failli changer les liveplug et failli changer tout un tas d'bazar, j'ai finalement été voir un plouqueux local des villes qui dépanne les plouqueux locaux des champs. 

 

En effet boug de beau blaire, la chaude Line étant incapable de trouver d'où c'est-y que pouvait bien venir ma soeur panne, celle qui voyait que dalle venir, je m'suis retourné vers un ptit bouclard local qui en deux questions et deux coups d'cuillère à pot à localisé l'arrêt sur image : la carte réseau liquéfiée.

Je récupèrerais ma tour de pisse le lendemain soir raide réparée moyennant la modique somme de 58 sesterces, fait mal au cul quand même...

 

Donc voila la raison du silence sur les ondes. Faut dire que même si y'avait pas eu cette panne informatique le silence aurais quand même été puisque j'ai rien foutu depuis une palanquée d'jours à part comater sévère et buller sec.

 

Ce week à rallonge sera mis à profit pour aller ratisser les allées et les étagères des bouclards en quête de babioles pour les finitions pas finies.

Le ptit rougeot salopé est en rupture de plinthes et faut attendre le plein.

Le gazier qu'avait rencard au Château pour nous établir un devis du plancher chauffant s'est fait serré en venant par les Chtroumpfs pour une défaillance de feux stop et n'a du fait pas pu être présent...

La jaille qui tombe à souhait et à verses a empêché le rasage de ma verte prairie.

 

Je m'suis décidé, après une pige dans la turne à modules, à choper le haut dignitaire qui décide des augmentations du personnel, j'attend de savoir si faut aller chercher ma paye avec une brouette ou avec une boite de Kleenex...

Concernant le montage du reportage il dure encore et est toujours pas clavé, affaire à suivre...

 

Le placard made in Château à peine achevé côté penderie a été à peine colonisé sur le champ. 

 

Le temps est merdiquement annoncé pour la semaine prochaine, les hirondelles font la gueule, le soleil est barré à l'ouest, le fond de l'air est frais, les fonds d'tiroirs on ratissent mais l'rade est plein et ça c'est bien...à la tienne mon Glaude.

Demain pose des poignées du placard à chiffons, un truc gaulé chez Pierrot l'Abbé d'Emmaüs et pis d'autres conneries si j'ai l'courage de faire...

 

 




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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 00:00

 

C'est long ? Ben c'est que y'a rien à dire fiente d'ormeau.

Rien, c'est pas tout à fait vrai; question ptits jobs y'a l'placard de notre piaule qu'est toujours d'actualité, voir même terminé.

 

Avec ses 60 cm de profondeur, ses 6 étagères et sa penderie Miss aura plus matière à gueuler que y'a que dalle pour empiler, pour caser ou pour enfourner.

La cloison et les étagères compartimentées sont des tablettes commercées chez l'jouflu rougeot. Des trucs en pin collés, pas très épais, pas très lourd et pas trop cher.

 

Au final le placard a coûté : portes 75 euro, un pot d'barbouille à 12 euro, 3 tablettes en pin a 38 euro, une tringle à 8 euro, 4 crémaillères mémère bois à 12 euro, un chevron à 6 euro, le reste n'est que chêne de récup.

Prix TTC du bousin : 151 euro ce qui reste une somme ridiculement modeste quand tu penses au tarifs que te ferais douiller un artisan pour ce type de sur mesure.

 

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Deux étapes de la conception des séparations. L'étagère sup est le produit de lames de parquet déclassés, la cloison est une tablette en pin.

 

Pour conserver un aspect mémère au bahut, les étagères serons posées sur des crémaillères en bois, ce qu'est plus commode pour ajuster suivant les besoins que d'avoir à percer des trous partout jusqu'à trouver la hauteur acceptable et fonctionnelle de chacun des compartiments.

 

La hauteur de l'étagère supérieure a été déterminée en fonction des géométries losangées. L'objectif principal de ce calcul étant d'éviter d'apercevoir la planche derrière ces particularités ajourés une fois les portes clavées, ben forcément...

 

Les panneaux sont peints après usinage, après finitions, et avant pose. C'est plus propre et plus fastoche que d'aller s'enfermer dans l'placard pour barbouiller comme un goret et saloper toupartout avec le gros risque de voir rappliquer Miss...

 

Miss Moellon : OUUUUUUUUAAAAAAAA !! QU'EST CE T'AS FOUTU Y'EN A PARTOUT BOUG DE PORCINET...NETTOIE-MOI CA FISSA !!

 

Moellon : ben ma doucette aux mirettes de breizh, faut pas t'enrager comme ça ! Elle va tout nettoyer proprement, tu va voir.

 

Miss Moellon : ET BEN POUR VOIR J'AI VU, TE FILE 5 MINUTES...Mr PROPRE !

 

Bon...c'est imagé et complètement sorti d'mon caberlot enfumé, quoi que ça aurait pu être...

 

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Le placard sur mesure. Une création et une récréation, inévitables quand on manque de rangements et qu'on souhaite pas outrager les lieux par du mélaminé merdeux.

 

Il me reste à fixer la tringle de la penderie et trouver deux poignées pour rendre définivement fonctionnel le bourrier immaculé.

 

Quelques nouvelles concernant le tournage ? J'en ai une : le montage a débuté lundi dernier et s'achèvera en fin de semaine prochaine. La date de programmation est comme mon contrat intérimaire : indéterminée.

 

L'arrivée annoncé de la jaille et des orages pour demain dimanche est perçue comme une bénédiction. En effet glaire de poulpe, les pelouzes commencent à jaunir sévère, les récupérateurs plastoqués à s'vider sec, les restrictions à répression.

Si courage y m'reste j'irais passer un coup d'faucille sur ce qui reste de verdures. 

Quand aux bricoles sais pas encore, verra...

Bon...c'est l'heure d'aller oeufs aux lardons pour mézigue et chocolater chaud pour le Staff féminin.


 



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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 18:23

Soleil, chaleur et pas une pet de jaille depuis pas mal de temps, on arrive franco vers une restriction communale brutale, voir régionale.

Les récupératuers d'eau sont facultatifs et ceux qu'ont eu du pif pour en installer sous leurs descentes quand jadis la flotte tombait à flot, sont des cadors.

 

Puisque bosser dehors est une épreuve et que y'a de toute façon pas grand chose à y foutre à part peler ton terrain avec ton bousin pétaradant, y'a qu'à chatrave à l'intérieur, là où fait meilleur. 

 

Moi c'est au placard que je suis et y reste. Création d'une étagère haute pour y caser quèques paniers. 4 lames de récup en provenance du parquet à crucifier pour plancher, une poignée d'vis agglo préférées à la pointoche. Plus fastoche de virer un panneau vissé qu'un panneau pointé.

 

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Le placard et son étagère supérieure.

 

Me faut à présent créer la séparation entre la penderie et les casiers à chiffonades.

Arrivage de lames de parquet à clouer chez l'nain rougeâtre, des lames de 200mm, ça laisse de quoi envisager le revêtement d'sol de la future piaule de Zoé.

Filer ensuite chez Legros Malin pour gauler les moulures manquantes de notre piaule, droper chez un motociste pour tenter de trouver une nouvelle ampoule européenne pour le phare de ma pétoire. Nouvelle ampoule à baïonnette pour un connecteur qui ressemble étrangement à celui d'une douille pour éclairage qu'on trouvait y'a pas long encore dans toutes les maisons avant l'arrivée des nouvelles normes. Et ben ça va être coton de trouver un truc que même pas je sais si ça existe en France !

Si j'trouve pas et dans l'pire des cas j'y foutrais une douille de la cuisine avec une ampoule basse conso...

 

Si tu va reluquer le bouquin, t'y verra une version plus "pro", ce boulot est l'oeuvre d'un visiteur qui s'est proposé de virer les fautes qui saupoudraient l'pavé et d'y ajouter quèques artifices qu'en font à présent un produit complètement achevé.

Ce boulot assez comac et éprouvant est la réalisation de Cyrille, the famous visiteur masqué, qui dans l'ombre et tel une couturière d'la rue Blondel corrigeait, virait et rajoutait, qu'il en soit ici à jamais remercié...amen.

 

Concernant la date de diffusion de Reportages 50 berges après, j'en sait toujours pas plus que toi et attend impatiemment de voir si on passe pour des demeurés ou pour des attardés...

 

Avant hier sommes barrés voir Skippy l'grand gourou pour une révision des 5000. Skippy c'est un ostéopathe dont l'cerveau navigue entre l'Tibet et l'pays des Olonnes pendant qu'son corps bourlingue entre Maracaïbo et St Cyr les colles.

Chuis pas adepte et chuis même plutôt méfiant de tout ces mecs qui contre quelques bifftons se proposent de lire dans tes pensées et dans ton dos en entamant une danse guerrière tout en gesticulant et bavant quelques incantations et toi d'éviter d'exploser d'rire.

 

Donc nous arrivons chez Skippy. Le rescapé d'Woodstock arrive en chemise à fleurs et en jean, me questionne sur ma venue et me fait le listing détaillé de mes problèmes cervicaux, d'épaule, de coude, de lombaires tout ça pendant que j'écoute les calots fermés.

Pendant qu'son assistante socialisée me tripote là où c'est qu'ça fait mal, mon boug entame sa dans du scalp tout en percevant et ressentant mentalement les applications manuelles de sa squaw qui décrochera pas un mot durant toute la cérémonie. 

 

Puis arrive le moment tant attendu du "tortilles-moi les os"; celui ou normalement j'devrait sortir du tipi en sautant comme un cabri et cavalant comme un guépard, aussi agile qu'un gibon et aussi désarticulé qu'une contorsionniste de chez Pinder, tout neuf et tout réparé quoi merde !

 

Me fera adopter des positions digne du Kama Sutra tout en m'faisant craquer et tout en baragouinant dans une langue que même pas j'savait qu'elle pouvait encore exister.

Y'a même des moments ou je m'attendait à voir débouler en hurlant la bave aux lèvres, un Cheyenne peinturluré guerre tomahawk en pogne, c'est dire.

Finalement, le cérémonial terminé, je m'sentirais étrangement bien, plus de douleurs lombaires, plus de douleurs d'épaule et complètement zen.

Faut dire aussi que passer entre les pognes d'un ostéopathe est assez efficace quand comme moi t'est grippé à mort et bloqué à souhait.

Me filera rencard pour une seconde et dernière séance voir si la révision des 5000 a été top et programmer une révision des 10 000.

Bon...en tout cas ce ptit voyage spirituel a été craquant et bénéfique.

 

Demain en route pour nous ruiner un poil plus et pour avancer un chouille davantage.

Ben ouais c'est court mais y'a pas lourd de fait. J'te largue en amarres c'est l'heure de ma soupe...

 




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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 04:38

Retour à la normale à la Maison Cassée depuis le départ de TF1. Les ptits boulots et les ptites bricoles se poursuivent à la vitesse d'un vieux diesel.

 

Le placard de la piaule à laissé la priorité au jointoiement du mur de pierre de la cuisine attaqué lors du tournage. Reste encore l'équivalent d'un 3/4 de sac à employer mais sera quand même insuffisant pour achever le panneau complet qui demandera encore quelques 3 sacs pour entrevoir le bout du tunnel.

 

Jointoiement toujours manuel par soucis économique. Semaine de l'aprème qui m'oblige a décoller tôt du pucier pour tambouiller, coller et attendre une paire d'heure maxi avant d'gratter à la brosse nylon.

 À part la cuisine, j'ai toujours la buanderie et ses 6 m² à jointoyer; ces 6m² annoncerons la fin des enduits grattés intérieur. 

 

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Le mur de refend en cours de jointoiement.

 

Arrivé à ce stade j'ai plus d'camelote et me faut passer commande rapidos du matos manquant puisque faut compter 3 semaines de délais de livraison. Ben ouais c'est long comme délais surtout que PRB, l'usine qui les fabriquent est en Vendée, faudra qu'on m'explique...

 

Debout tôt pour coller à 6h. Le grattage se fera le temps de la prise, aux alentours de 9h. Ce matinal réveil ma permettra aussitôt fini d'aller dans l'placard pour aller appliquer 3 couches de barbouille sur la joue lambrissée côté intérieur du rangement étagé.

 

La suite des joyeusetés verra la pose d'une étagère haute pointochée sur la traverse de l'ossature du placard, là même ou quelques paniers d'osier trouverons place; la compartimentation suivra. Lames de parquet à clouer pour l'étagère haute et la cloison séparative de la penderie, pour tout ce qu'est casiers faudra partir à la chasse à la planche entre l'bon coin et chez Pierrot, l'Abbé national.


Ce comac de placard crée et achevé, y'aura plus qu'à entasser le linge entreposé dans la future piaule à Zoé. Cette organisation permettra de libérer cette pièce et de commencer à y bosser pépère sans avoir à slalomer entre les tas d'fringues et l'mobilier pour aller toiler en verre ou barbouiller en pot.

Cette piaule sera calquée sur la notre question finitions, une exigence de la drôlesse mais aussi une volonté parentale pour obtenir quelque chose de cohérent et pas un patchwork multicolore à en vomir à chaque fois que t'ouv une lourde.

 

Au jardin y'a déjà un ptit moment qu'on y boulote framboises et fraises et qu'on y passe du bon temps.

 Au jardin j'y vais quand j'en ai besoin. Transater sous l'noyer ou m'caser sous la tonnelle à Miss pour m'y reposer binouze en pogne tout en pensant au prochain ptit boulot...

 

Bon...demain c'est week end et faut penser boulot quand même. Pour moi c'est au placard que j'vais aller, encore...

Allez, lâche-moi l'coude et va prendre tes gouttes, j'ai autre chose à foutre que d'écouter tes conneries boule de suif.

 

 

 


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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 20:30

 

Vendredi 13, 8h30...dehors ça pèle mais le soleil est présent.

 

Miss Moellon : ho gros y'a TF1 au portail viens avec moi les accueillir.

 

Moellon : ouais...elle arrive.

 

Miss Moellon m'interpelle pendant que chuis à zieuter c'qui peut traînasser à gauche et à droite dans l'séjour. Nous avancerons en délégation au portail accueillir "Reportages". Sébastien le journaliste et Vincent le caméramen viennent d'arriver à la Maison Cassée.

 

Seb : salut Moellon, moi c'est Sébastien

 

Vincent : salut Moellon, moi c'est Vincent

 

Moellon : salut, ben moi c'est Moellon....forcément

 

La Moellon's family se présentera à tour de rôle aux frères Pétard et visse vers ça.

 

Accueil chaleureux, sourires et poignées d'pognes viriles histoire de détendre et d'assouplir.

C'est devant une tasse de kawa prise sur l'ilot d'cuisine que nous passerons quelques temps à nous découvrir avant de définir un plan d'bataille qu'est déja établi sur papier. Le concept est de réaliser un montage et un mariage de la précédente émission avec celle envisagée;  un avant-après savamment prémédité.

 

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Sébastien de face et Vincent le caméramen justes arrivés, commencent à déballer et s'installer devant un café. Premier contact qui rassure et décontracte A droite première séquence sous la tonnelle avec Miss.

 

Les premières séquences sont programmées et planifiées, reste à tourner...

Cette première journée de tournage en ce vendredi 13 sera hyperlipidique, stressante nerveusement et physiquement éprouvante. Pas facile de rester naturel dans ses propos sans passer pour un demeuré analphabête qu'arrive pas à aligner deux mots d'Français et qui jacte comme il écrit.

Faudra doublonner ou voir tripler quelques prises en raison du vocabulaire employé par ton serviteur ou pour autres raisons techniques.

 

Nous sommes bien poilés, ambiance collégiale, fous rires, souvenirs. Une première journée tranchée par un repas dans un restau local, le même que celui choisi lors du premier reportage.

 

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Séquence à la pierre, interview avec Zoé sur son arche. Séquence retour de chez l'Abbé avec la belle Hélène c'te bonne poire.

 

L'après midi sera complètement remplie à en vomir et se terminera par une séquence chez la belle Hélène c'te bonne poire, une séquence qui me permettra de faire un état des lieux, de la conseiller et de programmer quelques priorités manuelles pour l'été concernant la charpente-couverture de sa masure.

 

Visite de la Maison Cassée, visite du chalet, visite du jardin, visite des douves, virée en pétoire, séquences arrêt sur images qu'ont commentaient, retour vers le passé, projection vers le futur, partie action ou je suis d'active, tout ça entrecoupé de caméra café ou d'goûter, de partie d'foot en duo ou de partie d'volley en triplette quand le ras l'bol se faisait sentir ou qu'la pression devenait palpable.

 

Seb : tes travaux sont pas finis Moellon ? Serais bien de te voir en action.

 

Moellon : t'est vachement observateur toi...ben nan sont pas finis, manque du matos pour faire avancer mais là j'ai rien sous l'coude.

 

Miss : ben j'ai commandé des sacs et sont arrivés chez Big y'a une bonne paye

 

Seb : et ben c'est l'occasion d'avancer et d'nous montrer !

 

Miss : heu...demain ?

 

Moellon : et ben tu va les chercher maintenant tout d'suite et j'colle...t'as qu'la gueule.

 

Seb : et ben voila, on y va alors !

 

Et vla mon brave moujik comment je m'suis fait outrager. Piquée au vif et pouvant pas s'faufiler, Miss est barrée avec l'équipe caméra au poing chez mon fournisseur pour y aller gauler les 3 sacs commandés.

 

Pour une question de temps de collage de séchage et de grattage j'expliquerais aux novices médiatiques qu'il est pas possib de coller un panneau juste pour leur plaisir, à 18h. Je leur proposerais de revenir demain matin à 9h30 pour prendre un poil d'avance sur le collage et qu'ensuite ils auraient de quoi remplir leur caméra et moi de m'laisser l'temps d'avoir du temps...

Décollerais tôt le lendemain pour tambouiller et commencer à jointoyer. Arriverons à 9h 30 pétantes, quand 3m² collés et commencerons à bobiner.

 

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Voulaient m'voir en action. Jointoyage d'une partie du meneau droit de l'anse de panier côté cuisine, fait. Je laisserais Hélène finir de gratter l'mur et Lily à lui filer la pogne pendant qu'Miss et mézigue sommes réquisitionnés dans l'séjour pour un arrêt sur image.

 

Cette séquence travaux d'finitions permettra au moins d'faire avancer la péniche de quelques brasses. Au passage un sac 1/2 pour jointoyer environ 4m² d'mur aux joints vachement dégradés.

 

Interview de Zoé, tentative d'interview de Lily clavée comme une huitre face caméra, interview de Miss qu'en avait un wagon à dire, une trâlée à vider, une péniche à débarquer sur son expérience à elle de notre autoconstruction, de certains comportements malsains, ou de certaines phrases nauséabondes entendues en opérations extérieures. Pour elle une thérapie et pour moi un moyen fantastique de m'laisser aller sans retenue dans mes propos, d'être naturel, d'être moi-même, un défouloir quoi merde !

 

J'te rassure sur le vocabulaire employé, sur des expressions très particulières, et sur pas mal d'envolées verbales urbaines dans certaines de mes réponses à des questions posées à la cadence usine, lors de ce reportage; j'ai jacté comme j'écrit et j'écrit comme je jacte, c'est dire...

Le Samedi, dernier jour de tournage, a été 100% pour Miss et la belle Hélène c'te bonne poire. Séquence négochinage chez l'Abbé national, là j'en sait pas plus que toi puisque moi ben...j'était pas là; chuis resté avec Lily a dégouliner dans l'canapé à jouer à Mariokart.

 

Dernier repas familial offert par Seb dans un Buffalo Bill avant d'repartir au Château la panse de brebis farcie pour figer une poignée d'séquences histoire de compléter et de rien regretter.

   

Pas moins de 6 plombes de tournage pour en sortir, en tenant compte de la première émission, quelques 10 minutes de bobine; c'est ridiculement peu tu va m'dire mais l'émission est pas exclusivement dédié à la Maison Cassée mais morcellée entre tous les intervenants du premier reportage.

Formalité administrative torchée avec les signatures de formulaires précisants notre acceptation à la diffusion de tout ce qu'a été filmé à la Maison Cassée, cette ultime chinoiserie clôturera le reportage.

Partirons en fin d'soirée vers Lutèce via l'tramway.

La maison fait vide, la pression tombe, on accuse la fatigue et déjà une certaine mélancolie s'installe, les souvenirs affluent déjà et arrivent en vrac; on commente, on extrapole, on fabule, on s'imagine et on regrette certains non-dits ou d'en avoir trop dit...

 

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Photo souvenir pour immortaliser ce passage de "Reportages" à la Maison Cassée.

 

Quoi retenir de ces deux jours de tournage et de l'arrivée d'une équipe téloche qu'arrive filmer toupartout chez toi en t'posant mille questions pour lesquelles tu cherche tes mots ? Et ben ça restera un grand souvenir qui fera partie intégrante de l'histoire de la Maison Cassée. Restera les nombreuses photos prises par ton serviteur pour se rappeller ce passage, passage qu'il me faudra inclure dans l'bouquin chapitre "la Maison Cassée et les médias".

 

En comparaison à la première émission celle-ci a été, question ambiance, nettement plus détendue mais nettement plus stressante question planning. L'atmosphère franchement détendue et fluide, l'équipe plus à l'aise et moins conventionnelle. Inoubliable et inoubliables...

 

Bon...demain c'est dimanche, l'est tard déjà, on est liquéfiés, on vient d'avoir notre festival de Cannes rien qu'à nous, fin d'chantier...


 

 

 

 


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Beu....t'est d'où toi ?

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