Retour de vacances. Deux semaines ça fait short pour se retaper et décompresser d'autant qu'on est barrés qu'une semaine, c'est dire.
7 jours passés en terres Bretonne histoire de se ressourcer et se retrouver, c'est l'temps alloué pour faire le plein d'émotions et d'adrénaline.
Une ptite loc sans prétention, pas trop chèros, basique mais trop mitoyenne des proprios. Le temps a été franchement Breton et fallait espèrer compter un jour de beau pour trois de jaille.
Voyage Interceltique au Festival du même nom pour cette virée Bretonne. Superbe temps estival pour assister à la parade des Pipe Band et des Bagads venus de partout et d'plus loin encore.
La nation Celte est composée de 6 pays et donc par déduction mon bon plouqueux est composée de 6 bannières éparpillées en Europe et aux Iles : Ecosse, Ile de Man, Irlande, Pays de Galles, Cornouailles, Bretagne. Sans compter la Galice, le Portugal, la Guadeloupe et nos cousins Acadiens venus en troupes et en groupes cette année.

Les Portes étendard des pays Celtes un rien fiers de brandir leurs revendications Interceltiques drapées, on l'serait à moins en pareil lieu et en pareille circonstance...
Le festival interceltique est un pèlerinage, une osmose, un coktail, il permet de réunir pendant une semaine que dure ce rassemblement ethnique, les Celtes nés, ceux d'adoption, ceux expatriés, ceux rapatriés et ceux qui bandent tout simplement pour ce qui reste comme étant le seul rempart contre le formatage national, celui qui dit qu'on est tous frères, qu'affirme qu'on jacte la même langue, qui hurle qu'on a les mêmes droits et une sule pensée....mon cul !!
Le Breton est indépendant autant qu'un Basque, fidèle comme un clebs, irascible, taciturne, ripailleur, licheur et avoineur au moindre irrespect envers le Gwen Ha Du. Indépendentiste Breton moi ??!! Ben ma couille c'est que chuis né dans l'neuf cube, mais comme disais un mec intelligent que j'ai pas eu l'honneur de connaitre "on naît pas Breton...on l'devient".
Ouverture traditionelle par le Bagad de Lan Bihoué, un Bagad pro composé de matafs de la Royale pour les incultes. S'est ensuivi un cortège de Pipe Band et d'Bagads fringués kilt ou frusqués paysan Breton entrelacés de groupes de danseurs et danseuses sautillant(e)s. Plus de trois plombes de zique Celte à t'en péter les tympans, plus de trois plombes de danses Celte à t'en filer l'tournis et d'aller cramer ta carte d'identité Française et d'en revendiquer une Bretonne emporté par la foule qui nous traîne nous entraîne etc etc....

Costards d'époque pour ces trois porteurs endrapés de gwen ha du. A droite, la relève Bretonnante du
Bagad Kemper, champion de Bretagne des bagadoùs du concours 2011. Un 19 ème
titre c'est pas rien...
Après ce défilé colorisé qu'a duré, qu'a retourné tripes et neurones, qu'a frôlé la sensiblerie larmoyante qu'on planque derrière des bésicles de soleil, sommes barrés avec Miss et les drôlesses sous des trombes nous abriter sous couvert d'un barnüm Guiness siroter une torpille, et pas deux, une torpille disais-je de binouse brunâtre sinon noire.
Faut signaler, juste pour rire, qu'à 3,5 euro les 25cl et à 5,5 les 50cl t'as pas envie d'remettre le couvert ou d'raquer une tournée générale à la nation Celte...5,90 le pack de 6 dans toutes les bonnes crèmeries françaises y'a pas photos. Le festival est devenu un véritable business faut pas s'en cacher.
20 euro un tee-shirt qui commémore, 25 euro le gwen ha du made in Taîwan, 70 dollars une ceinture en cuir de skaï, un jambon beurre à 10 euro TTC faut pas déconner.
Le Triskell et l'drapeau se dénaturent dangereusement et le Festival Interceltique devient l'aire de jeux d'hommes d'affaires d'une autre ère, finira sans doute dans moins d'une décennie comme le Dakar ou l'Vendée Globe...suffit d'voir la chute du nombre de visiteurs, la mainmise des médias ou des tarifs pratiqués pour s'en convaincre.
Reste quand même de sacrés bons moment passés comme celui de la découverte du Pavillon d'Acadie. Nous avons été envoutés au détour d'une rue bardée d'buvettes Guiness ou Hoegarden, (tout en cherchant les chiottes municipales...), par un rythme et un accent qui m'était pas étranger et nous avancerons franco vers ce temple dédié à nos lointains cousins Acadiens attirés irrésistiblement par cette mélodie en sous-sol majeure à laquelle même Ulysse aurait succombé...
Avec Paul Hébert le leader de son groupe du même nom. Un Acadien attachant, complètement dispo avec son public, qu'hésite pas à causer couture et chiffons entre deux chansons aux paroles romantico burlesques et aux refrains qui filent la bougeotte ! Un mélange de blue grass, de cajun et d'country Canadienne.
Nous apprécierons tout autant Fayo un cousin Acadien lui aussi. Des paroles à s'tordre de rire accompagné par une simple gratte, un must ! Et pis tant d'autres que nous ne pourrons voir et entendre en raison du moyen d'transport choisi par bac pour aller apprécier sous chapiteau. La dernière rotation du bac à 2 plombe du mat exclu totalement d'aller voir la moindre prestation noctambulique à moins d'savoir nager d'nuit et en eaux troubles pour rentrer à la loc...
Déambulerons dans toutes les rues, ruelles ou avenues colonisées par des camelots du Roi ou des sponsors au nom emblématique pour profiter pleinement.
Ce Festival Celtique sera aussi l'occaz d'y retrouver quelques amis perdus d'vue depuis des lunes ou depuis quelques mois, écluserons modérément, échangerons indéfiniment, et nous promettrons chaleureusement.
Il est indécent d'aller passer des vacances en terres Bretonne sans aller s'noyer l'espace de quelques jours dans l'ambiance si particulière de ce rassemblement mondialement célèbre et mondialement célébré.
Une première semaine passée trop vite que nous terminerons en famille chez ma fille Morgan dans son trou Breton perdu dans lequel nous serons invités à bringuer et à chanter lors d'une fête de village qui réuni tous les habitants du lieu-dit. Suffit juste de prononcer quelques mots magiques et quelques phrases attendues pour être acceptés à fêter jusqu'au bout de la nuit, fait...houlala !
Bon...cette seconde semaine sera dévolue à tout sortir pour tout couler, plancher chauffant oblige. Un dur retour en enfer après ce doux retour vers mon passé. Un article qu'a rien à voir avec ma soloréno mais ce rencard universel Celte mérite ce regard, ce détour et cette bafouille.
Yec'hed mat vieux chameau !








BLA BLA...