Et pan en plein dans la tête du gosse, chuis encore ballade ! Une sinusosternocléïdoputasserie qui m'cloue au pucier et m'empêche tout travail ou bidouille, la chienlie quoi merde !
Bon....c'est pas pour ça que chuis resté à la caserne à m'faire porter pâle, le boulot quand t'est intérimaire, t'as interêt à l'gauler et l'garder....même ballade, surtout ballade.
La tendance décénique sa mère, est à l'esclavagisme patronal et faut tout en s'pliant d'mauvaise volonté, et sans offrir son derche quand même, accepter tout et n'importe quoi. Bon....tu m'dira en tant que précaire loué, j'm'en cogne. Les nouvelles directives dictatoriales patronale qui décident : suppressions progressives des primes des cédéïstes et obligation à aller marner l'Samedi m'font autant d'effet que l'port d'la capote proposé à un eunuque Indien puisque moi ben....chuis raqué !
Lors d'une thérapie d'groupe qui réunissait une vingtaine de "collaborateurs" comme ils les apppellent affectueusement histoire de faire passer l'suppositoire plus facilement et la sodomie moins douloureuse, une thérapie d'groupe donc à chaque brassée qu'avait pour objectif second de mémoriser le faciès des rebelles récalcitrants, des rebelles réfractaires, de ceux qu'on des questions qui fâchent, j'ai posé la question de l'avenir des intérimaires dans la turne et plus précisemment du mien, ben forcément. Et à question con, t'obtiens forcément une réponse tout aussi con....
Moellon : j'ai 52 piges.....chuis là depuis peu....menuisier....l'avenir dans l'entreprise pour moi, l'est où....
Big Ben : si du taf y'a, t'est là....si du taf y'en a plus, ici t'est plus....
Une flagrance de couillon qui ferait s'tordre de rire n'importe lequel des tabayos du village et qu'aurais pas déplu à Lapalisse. Malgré tout y m'fallais poser cette question pour savoir à qui j'avais à faire et si les rumeurs de contrats CDD concernant les précaires que nous sommes étaient fondés ou bidons, fait....bidons.
Et quoi d'neuf Doc au Château ? Pas lourd mon bon Blaise, juste deux trois merdes à poser, rien d'plus. Quoi comme merdes justes à poser comme dirais Remington ? Bof....gonder un portail et connecter un lustre que déjà tu connaîs boug de naze.
Le portail et son portillon posés. Du noir mat rouillé sans artifices. Faudra sous peu passer au traitement du bousin sous peine de l'voir finir en cale sèche comme un vieux morutier désarmé qu'on a sucé jusqu'à la moelle et qu'on largue pour palper la prime à la casse.
Un portail d'entrée qui sera plus tard dans l'été prochain, barbouillé d'un rouge Basque puisqu'en l'état actuel, ça ressemble plus à une entrée d'crématorium plutôt qu'celle du Château.
Cette entrée est bien évidemment provisoire, sera remplacé par des piliers pierres et briques prolongées d'un muret, un truc loin d'être à l'ordre du jour....
Le lustre tu l'connaît déjà puisque déjà aperçu Noël dernier. L'était couleur or et paré d'suspentions pour décoration.
Le lustre illuminé. Ampoules éconocroques, blancheur d'ivoire, une infâme guirlande plastoquée pour décorer.
Faudra trouver chez l'Abbé Pierre, quelques ptits abats jour pour atténuer l'effet night club provoqué par l'incandescence des ampoules, pas tendre vu la forme d'escargot des horribles bidules. Pas trop atténuer quand même puisque l'objectif est d'éclairer le contenu des assiettes de c'coin bouffe.
Progression des finitions sur le meub à mèmère de récup de chez l'Abbé Pierre. Applications de quèques couches de barbouille et de vieilleries poncives histoire de refiler un aspect pélinge et tricentenaire au bouzin boisé.
Là j'ai pas l'temps de t'montrer un cliché du bourrier, chuis overbooké.
Bon ben y'en a pas lourd mais t'as ta dose. Demain et en prévision du week, appliquer l'enduit à cirer et empriser
le percement demi lune qui surplombera le burlingue, côté pignon Suet*. Et ben nan t'en saura que dalle, c'est un machinpouet que j'te montrerais quand t'aura rangé ta piaule ptit con
!
* suet : sud-est.
suroît : sud ouest
nordé : nord est
noroit : nord ouest. Etc etc etc....








BLA BLA...