Les grandes marées d'Aout ont apporté leur cortège de merdes climatiques qui perdurent à en chialer qu'on irais presque se suicider à s'en poignader l'oignon avec une carotte.
Bon....toute façon faut s'faire une raison, l'été va bientôt passer l'relais à l'Automne que lentement et dans bientôt va falloir sortir : bottes, pébroc, penser à réalimenter les poèles à bois, les chaudières, assurer la maintenance des appareils de chauffage, sortir les couettes et les bouillottes pour les frileux des jambons et les souffreteux des arpions.
C'est l'moment de s'affairer au jardin à bricoler tout c'qui peux l'être avant de s'faire baiser la gueule par un hiver venu trop vite et qui pourrait surprendre l'innocent. Tondre les pelouses est pas utile puisque tout est cramé, planter c'est pas l'moment, sortir la pistoche c'est trop tard, et quand à ses factures raquées, c'est toujours d'actualité....
Au domaine des Vieux, reste quelques fioritures à torcher avant d'rentrer tous les mobiliers d'été. Rien d'bien sorcier à réaliser mais c'est pressé, l'urgence est en instance et l'impossible est en cours.
Devant la façade, Miss voulait pour cet été sa pergola, moi j'y voyait plutôt la conception future de ma véranda, trop tard, plus l'temps, temps d'merde, verra ça au Printemps....
En prévision de la véranda, j'avais dans l'idée de faire courir une treille, treille qui se situerait juste au-dessus du projet et qui longerais la façade sur toute sa longueur. Le treille en question était un truc en pochon qui coûtait pas un rond, acheté y'a deux piges et qu'on pensait qu'elle crèverais sans pousser d'un pouce et sans grimper d'un pied.
Aujourd'hui la vigne cavale à hauteur pensée et avale le fil tendeur à une surprenante vitesse. L'avait donnée l'année précédente, une grapillette de raisins acides et était redevenue aussi sec toute rachitique qu'on la croyait nazbroque à jamais.
Cette année, l'adolescente à profité qu'on s'prépare à vendanger. J'aime bien l'raisin et plus précisémment le Muscat, la treille est donc ma préférence en grappes citée.
La treille. Plantée à l'arrache entre la dalle béton du module d'aérothermie et l'drain avec juste une poignée de terre pour la recouvrir histoire de la nourrir, je la voyait raide mourir et aurais pas misé un dinar qu'elle profiterait et grandirait.
Muscat en cours de mûrissage. Faudra patienter encore un chouille pour grimper
dégrapper....
Après deux années passées, elle atteint cet été les appuis d'fenêtres de l'étage et cavale sur un tendeur bandé.
Ce genre de douceur devient depuis quelques temps, une mode pour enjoliver les façades des vieilles mechtas pierreuses, tout comme les glycines.
Et pis en parlant d'glycine, on en a planté une au Printemps. Bernard et Bianca nous avait refilés un pied, pied qu'on avait calé au pied du drain puisque c'est là précisémment que Miss voulait qu'y soit.
Tout comme pour la treille, la racine fut plantée et laissée en plant. Crèvera à ptit feu pendant deux mois qu'on voulait arracher l'horrible ramification.
Et pis un beau jour la vla qui s'met à feuillurer en branches sans prévenir ! L'humidité du terrain et la présence du drain a nourrit ses racines et la bougresse s'est mise à grandir à en atteindre le linteau du coulissant d'la cuisine, c'est dire....
La glycine. Itou que pour la treille. Fichée en terre, et laissée pour morte, elle s'est refaite une santé au pied du drain et a poussé à vitesse grand V à notre grande surprise et pour notre plus grande joie.
Un fil tendeur est fixé au mur et s'étire du pied en question jusqu'à l'angle du pignon où tu vois Lily qui cache
cache. T'arrivera même à apercevoir le câble tendeur en forçant tes mirettes comme quand tu va aux tinettes....
La treille et la glycine reposerons sur des équerres de soutien disposées à intervales raisonnables vu l'poids assez comac de ces deux ados qui deviendrons vite adultes et rapidement endomorphes à en vomir leurs fruits....
Cette plante et la liane qu'est la treille, attirerons inmanquablerment une foultitude de bestioles plus ou moins agressives qui serons inévitablement attirées par le nectar sucré des fruits offerts. Un inconvénient insignifiant qui contribue à un équilibre naturel.
Hier Samedi, sommes barrés en famille chez les Ténardiers pour Miss : visiter ses vieux et pour mézigue aller filer la pogne au père du même nom à couvrir son hangar qui demandait qu'à l'être....
Un hangar couvert y'a 25 piges et dont les tôles commençaient sérieusement à donner quèques signes de faiblesse à en voir par endroits un rayon d'soleil ou un seau d'eau pour en pied plicploquer.
Les conditions météo pour réaliser ce taf ont été clémentes alors que des trombes étaient annoncées pour la matinée.
Un dessus dessous des tôles vissées. Sur le toit du monde perché à 4m, c'est pas l'Annapurna mais t'as pas besoin d'grimper si haut pour dévisser....
Une chierie pour arracher les vieilles reliques rouillées et un beurre doux pour tirefonner les neuves galva. Vu du plancher c'est plus rassurant d'y fouler quand tu chouffe la gueule de la charpente du dessus a y aller déambuler....
Prudence extrême donc pour grimper sur une charpente fluette composée d'uniques lambourdes. Deux intermédiaires étayées par prudence vu l'poids du suicidaire désigné d'office pour grimper réaliser les opérations d'arrachage et d'pose, et à l'occasion le suicidaire c'était ma gueule....
Même pas deux plombes pour découvrir et parer en neuf. Tout juste terminé et passer à l'apéro que les nuages prévus sont arrivés déversant ondées et averses pour le reste de la journée. S'en fout c'est fait, c'est étanche, c'est costaud, peut mouiller à flot....
Demain c'est Dimanche, le temps prévu encore pourrit complet, et pis ça tombe bien j'ai pas envie de rien foutre....
Bon....va t'fringuer c'est bientôt l'heure d'aller à la messe avec ta gonzesse.








BLA BLA...