
Je n'ai pas échoué, j'ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas.
Einstein Albert
PSEUDO : Moellon
AGE : 54 c'est
sûr...
CATEGORIE : poids lourd
PROFESSIONS : maçon (tradi) - menuisier (poseur) entre autre.
JOUETS : pétoire, zique...
QUALITES : râleur, bougon, de mauvaise foi (quand y faut), indépendant (verseau), égoïste, bordélique à la maison, organisé au boulot, fidèle (comme un clebs), franc (trop), direct (du gauche)......
DEFAUTS : Qu'est ce mot ? Toute façon j'en ai pas....
Un article longuet, mais en telle circonstance je pouvais pas honnêtement expédier l'affaire en quelques mots et deux trois clichés pour meubler. Une saga pour commenter comme si tu y'étais et m'avais filé la pogne.....
C'est en Juin 2003 qu'on trouvera à acheter une roulotte par l'intermédiaire de la mère Ténardier. La mère Ténardier qu'est la maüser de Miss, et du fait ma belle doche, glaire de loche pour les ceussent qui s'creusent le Chinois à savoir qui c'est y donc que l'père et la mère Ténardier cités fréquemment de temps à autre et parfois de temps en temps.
Nous crècherons sur le terrain d'une tante de Miss chez qui nous squatterons plus d'une pige avant de trouver par pur hasard, la Maison Cassée.
C'est pas long après que nous ferons convoyer le bus via un porte-char sur le terrain préalablement préparé en presque tout et en beaucoup de rien.

Départ du camp d'base pour une arrivée au sommet en Février 2005. Certainement son dernier voyage vu déjà à l'époque, l'état pitoyable du bourrier Anglais.
Dans ce mobil'home nous y vivrons encore 5 ans, nous verrons y pousser Zoé et y naître Lily, nous éprouverons environ une quinzaine de tempêtes dont quelques méchants spécimens, validerons les vices cachés par le vendeur comme le toit qui fuit d'partout comme le plancher pourrit d'par ci par là comme les chiottes sans alim d'eau comme....
Dans ce mobil'home nous fêterons Noël 4 fois, fêterons la Saint Sylvestre 4 fois, nous fêterons les anniv les bringues et les fiestas.
Dans ce mobil'home nous passerons 6 hivers rudes, très, moins. Nous éprouverons des coupures d'eau dûes au gel des alims pendant plus d'une semaine et ce, chaque hiver.

L'arrivée de Lily dans la roulotte le 18 Septembre 2006, un instant magique et un changement radical dans notre organisation.
Comme tu viens d'le lire plus haut, dans cette roulotte de bons moments se sont passés mais aussi de mauvais, de très mauvais. Les souvenirs que nous en garderons resterons forcément présents dans notre mémoire à jamais.
Le blog sera là pour témoigner de certains moments dictés, mais les innombrables clichés pris aussi serons visualisés pour se remémorer....
Bon....faut aussi savoir que toutes les bonnes choses ont une fin et qu'y faut savoir tirer un trait une bonne fois pour toute.
Aujourd'hui c'est la fin, c'est sa fin. Le synchronisme concernant le démontage de la roulotte avec la date du 1er Mai qui sanctifie la teuf du boulot, n'est que pure coïncidence. Il reste que quand je décide d'une action à une date précise, je m'emploi à remplir mon contrat quoi qu'il arrive....dans la limite du possib of course.
CHRONOLOGIE....
Samedi 1er Mai. Le réveil est assez matinal. Je descend Senséoter 3 fois et commence à cogiter sur la méthode la plus efficace et la plus rentable à employer pour démonter. Faudra pas longtemps pour décider et la première idée étant toujours la bonne, ce sera : virer le doublage intérieur fait de plaques de CP de 4mm, extrader l'isolant polystyréné en 10mm, déboiter les plaques du plafond faites d'isorel, saquer l'isolant fait de morceaux d'laine de verre de 30mm, descendre le plafond dans la boite évidée, arracher le bardage extérieur fait de plaques d'alu, démonter le squelette boisé, trier à mesure du démontage et stocker dans la foulée pour ordonner. Vaste programme hyperlipidique qui demandera tout d'même 7 heures de maille pour finaliser l'affaire, et ouais morve d'ormeau c'est comme j'te l'avais dit, c'est du démontage et pas du destroyage.
Le doublage intérieur. Des plaques de cp de 4mm justes agrafées pour habiller l'intérieur et
cacher une "isolation" British qui date de la naissance de la roulotte et qu'à certainement connue l'sacre de la mère Tasd'chaire, une charmante mèmère Anglaise alors Ministre, bien connue des
Irlandais indépendants et louangée par nôt Renaud préféré. Mais fermons là la chronique sa mère historico humoristique aussi sa mère et revenons si tu l'veux bien et si tu l'veux pas t'as qu'à
aller t'faire outrager chez les Grecs, revenons disais-je au labour du moment : le prélèvement manuel du doublage. Arrachage au visquincoup pour décoller les plaques, fastoche.
Première étape de franchie avec le déshabillage des doublages. Une opération sans problème mais relativement longue du à l'agrafage des plaques et aux raccords plastoqués pour lier. J'ai testé malgré une paire de gants les agrafes...les salopes mordent toujours !
L'isolant à virer. Des morceaux de polystyrène coupés au couteau à pain et plaqués juste pour rire. Reconnaissons quand même que ce type de caisson est pas fait pour vivre des années dehors par tout temps et toutes conditions, alors son état de délabrement n'en a été qu'accéléré.
Papa démonte et Zoé ensache. Une mécanique bien huilée jusqu'à un ras l'bol de la morpionne qu'a mieux à foutre dans l'canapé à consoler en jeux qu'à bosser en sac. Deuxième étape torpillée....
Dalles plafond. Troisième phase avec le démontage des plaques du plafond. Des panneaux d'isorel déformés par les infiltrations d'eau. Comme pour les doublages des parois, les plaques plafonnières sont agrafées sur des "fermettes". Et ben si nos voisins Britishs ont des charpentiers à la hauteur de c'que j'en ai vu en levant la tête, chuis pas étonné qu'y viennent chez nous y acheter nos clapiers.
Ces ferminettes ressemblent étrangement à des coffrages cintrés, conçues à l'aide de tasseaux et agrafés elles sont habillées de chutes de doublage couvertes de choucard papier peint à grosses fleurs psychédéliques que même pas en rêve je cauchemarderais après sniffage de quelques rails de coke, d'avalage de quelques torpilles de Jack et de quelques pétards mouillés....
Petite difficulté pour parvenir à extraire les plaques vivantes. Non pas pour une utilisation future mais à seule fin de faire un boulot propre et avoir le moins d'merdes à ramasser et à stocker.
La découverte du plafond et celle des non moins étonnantes "ferminettes" Des coffrages cintrés fringués de chutes des doublages pour lier la mayo. T'as d'la fleur, t'as du carrelage, t'as d'la faïence; tout ça sur papier glacé et collé sur cp.
J'ai beaucoup aimé la "panne faîtière" réalisée dans un liteau plat.
Si t'est l'heureux proprio de ce genre de bastringue pas cher et qu'un beau jour il te faille grimper sur la mature pour une intervention vitale, équipe-toi lourd et entame un régime Ouette et Watcheur quelques mois avant d'y aller jouer les Patrick Edlinger. Remarque tu pourra même te servir de ces ferminettes pour tirer un béton, sont ajourées en 2 endroits pour y passer les pognes et tapoter ton bazar qu'on dirais des règles, et merde les Anglais sont des génies....
Cette corvée passée étape suivante, étape suivante qui consiste en la récupération des laies de laine de roche.
Pas loin de 5 ballots serons récupérés remplis des chutes de ces irritants. Laine d'une épaisseur improbable et d'une ancienneté à faire pâlir le plus ancien des ouvriers qui prétend l'être. Placée plus pour servir de piaule et d'réfectoire aux rampants et aux rongeurs qu'à isoler efficacement, ces laies d'laine sont là pour le fun, fun de l'époque.
Ci-gît là 18m² d'isolation et autant en désolation. Une récupération irritante et un ensachage facultatif pour pas voir s'envoler aux 4 coins du terrain les morceaux d'laine. Un tri sélectif des différents éléments pour charger efficacement un fourgon et aller déchetter avec rentabilité sans perdre de temps à retrier sur zone.
Tu comprendra aisément l'option démontage de la roulotte qui prend plus de temp mais t'en fait gagner au final. T'en gagne pasqueu t'es plus organisé, tu tri et ensache à mesure des démontages successifs, tu stocke et rend ton boulot plus aisé et moins dangereux que d'aller gauler ta masse et t'en aller destroyer à la Hussarde la bave aux lèvres, le maxibus. Cette option t'en fera paumer pas mal puisqu'outre le fait qu'elle soit dangereuse, elle t'obligera à trier tous les composants explosés et mélangés façon Mikado devant ton adolescente satisfaction à la con. La satellisation d'un mobil'home ou d'une caravane se réalise avec intelligence puisque c'est quand même une action à risques. Y'a d'la pointe y'a dl'agrafe, y'a d'la vis, c'est lourd, c'est contondant et blessant. Et pis merde on y a passé quand même plus de 6 piges, et il nous a permis la Maison Cassée, alors un poil de respect quoi merde !
Descendre le plafond. Un truc relativement dangereux et qu'inspire à la prudence et à la cogitation pour pas finir sous 24m² d'alu. Le décloisonnement de la roulotte a considérablement affaibli celle-ci et l'action de descendre le plafond a été envisagé avec calme et technique, l'objectif étant de l'récupérer tout vivant et de l'tirer à l'emplacement de feu la véranda.
Pour ce faire j'ai préalablement décloué les "cheneaux" qui relient la toiture à la ceinture puis désolidarisé l'tout avant d'faire plonger la toiture dans l'caisson vide.
Le plafond suspendu, une opération préméditée et voulue. Conserver la structure évite de voir sous la pression les parois exploser et destroyer alentour lors de la descente de la toiture complète, descente immédiate et brutale qu'invite pas à rester touprès et toutendessous....
La toiture calée et les parois toujours habillées, il reste à cette étape, à commencer le long travail de déclouage du bardage alumisé. Un travail fastidieux de par l'agrafage en pagaille. Là encore, de la méthode pour pas voir glisser la toiture endormie s'réveiller et t'shooter une guibole.
Après m'être assuré qu'elle est franchement calée sur l'arrière et prend un bon appui sur sa base arrière, j'entame le déclouage de la facade principale et des pignons, en prenant soin de pas endommager l'ossature qui relie l'ensemble.
Déshabillage. Une action fastidieuse mais moins physique que les précédentes. Déclouer les cornières qui lient les parois, arracher les tôles une à une et stocker à l'avancée pour pas risquer.
Un stip tease méthodique des trois côtés tout en préservant un max l'ossature de tasseaux.
La mise à poil des panneaux limitrophes n'a pas renforcé outre mesure la pression de la toiture sur la facade arrière, seule bardée et seule à encaisser....l'ossature boisée fait son boulot et résistera jusqu'à parfait démontage.
Gauche : tôles déclouées et stockées. Désolidariser les parois entres elles avant de démonter l'ossature de chaque face et de tirer la toiture pour libérer la facade arrière de la pression exercée pour finir en la couchant d'un morceau d'un seul sur le plancher troué. Droite : autosatisfaction....
Dernière tâche du programme avec le tirage de la toiture et le couchage de la facade arrière qui suivra le destin de la dite toiture. Un jeu d'enfant que d'avoir à tirer la toiture. Plus qu'à coucher la facade arrière qui tient plus maintenant que par gravité sur sa base. Une ptite pression vers l'avant et CHBOUM....y'a plus qu'à tirer et déposer.
C'est fini.... je terminerais par un ptit coup d'balai sur le podium histoire d'immortaliser ce moment important par quelques clichés qui devraient te rappeler quelques phrases mythiques lues plus haut et plus loin ailleurs mais avec une ptite modification grammaticale de circonstance apportée à sa juste valeur ajoutée.....

Ma femme : qu'est-ce tu va faire maintenant ?
Moi : j'vais m'asseoir sur une chaise devant la Maison Cassée avec une binouze et j'vais beaucoup rire....
Entre ces deux clichés et ces deux phrasés, 5 piges sont passées. Quoi dire que simplement profiter
pleinement du fruit de notre travail et de pouvoir enfin contempler.
Toutes ces années vécues avec la roulotte et dans la roulotte peuvent pas s'gommer comme ça et zapper tous les moments passés reste inconcevable.
La découverte du jardin dans toute sa superficie et pouvoir enfin apercevoir la Maison Cassée du fond du jardin dans toute sa splendeur a été un véritable choc, une véritable découverte.
Un sentiment d'autosatisfaction a fait place à ma soloconstruction. À présent les travaux sont plus légers, moins violents. Le nettoyage des zones et les aménagements du jardin pourront enfin se réaliser en toute tranquilité, en toute quiétude, plus sereinement.
La préparation mentale et ma détermination à en découdre avec la roulotte à cette date butoir, a été dicté et motivé par notre impatience à découvrir, à redécouvrir la Maison Cassée sous un nouveau jour, avec une vue géographique complètement inconnue jusqu'alors. Ça donne quoi maintenant ? Ben ça donne ça....
Des panoramas tants rêvés et attendus avec l'impatience d'un morpion excité. Apprécier le jardin de la maison et apprécier la maison du jardin : une émotion et une sensiblerie compréhensible et oh combien légitime en ce jour, même pour un vieux con bourru et rebelle dans l'âme que chuis....
Satisfaction au goût amer que de n'avoir pas pu partager ce moment et le fêter à sa juste valeur.
Et ben vla mon brave pedzouille de Troucbled sur Drôme, tu partage avec nous et quasiment en même temps, deux vues imprenables, deux vues exclusives. Quoi de mieux à l'approche des beaux jours que de grillader et chopiner au beau milieu de nos bestioles et au beau milieu de notre ptit monde. La Maison Cassée renaît pour de vrai.
J'avais fait un rêve en achetant cette ruine, ruine qui faisait à ses débuts beaucoup sourire le voisinage et l'fait nettement moins sourire à présent, celui d'y inviter Mamie. Mamie....la charmante mèmère qui nous avait "offert" la Maison Cassée pour une somme dérisoire, un cadeau, un leg. Malheureusement elle nous a quitté en nous privant du bonheur de la voir contempler et d'avoir la satisfaction de la voir vivre et revivre encore après que chois moi-même barré vers un enfer meilleur.
Et pour en finir avec la saga de cette étape j'te colle une photo souvenir pour immortaliser l'instant. Restera à concevoir la future véranda faite à l'ancienne. Un mélange de pierre, de bois, de verrières. Ben quoi, tu croyais ptête que la casse de la roulotte sonnait la fin des travaux et la mort du blog ??!! Beu....boug de naze ! T'est folle....
Photo souvenir. Cette photo est un clin d'oeil sentimental à l'un des albums de Crazy Cavan, un groupe de Rockabilly British mythique qui sévissait dans les années 70. "Our Own Way Of Rockin"
Darwin mon pote Boule qu'a vécu et traversé nos mêmes instants, parti trop tôt....putain d'véto.
L'est parti mais toujours présent dans mon peacemaker, à jamais.
Le démontage de la roulotte : un moment attendu avec ferveur et impatience. Fait !
Faudra maintenant charger, faudra rouler, faudra aller déchetter, faudra revenir découper l'podium, faudra recharger, faudra.....
Demain c'est Dimanche et j'foutrais que dalle, j'ai donné.
Bonne fin d'week à toi, c'est l'heure de l'apéro je Leffes mon verre....repos soldat tu peux siroter.
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BLA BLA BLA !