Samedi 12 décembre 2009
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17:04
Samedi matin pas trop tôt....vers plus tard. Me fais un noir serré et va au PC l'allumer. Sortir les clebs d'abord et pis tant qu'à
faire, chouffer la gueule du temps voir si y'a moyen d'aller m'installer dehors pour poncer phase 4.
A contempler les étoiles dans l'ciel faut croire que soleil y'aura, mais si soleil y'a, c'est qu'les températures vons sacrément chuter, déjà le froid est vif et l'vent commence à
donner.........houlala, va falloir prévoir quèque chose de chaudard pour aller chatrave !
Le jour se lève, Miss Moellon et les drôlesses aussi. Avant d'aller poncer j'ai une corvée à réaliser : ramoner les tubes du pouale à bois sacréments encrassés.
Les 2m linéaires de tubage horizontaux et l'bois utilisé pour s'chaufffer l'fiacre, principalement du résineux, provoquent un dépôt d'suie qu'y m'faut impérativement curer assez régulièrement; à
l'image de la fréquence de rapports sexuels d'un mariage qu'affiche 20 ans d'àge au compteur, soit : 2 fois par mois. L'alerte au ramonage m'est dictée par un mauvais tirage du pouale, signe
intérieur de mauvaise richesse extérieure....
Corvée torchée, chuis noir dégueulasse, chuis frigorifié faut rentrer caféïer. Je remonte le tubage et prépare une flambée infernale....craque une alouf....la plonge dans l'tas d'journaux recouvert
de ptit bois et d'gros bois....ça hurle dans l'conduit et ça carbure méchament dans l'foyer....ça va chauffer les culs gelés.
J'doublonne un kawa et m'en va au chalet préparer mon poste : tréteau....chalumeau etc etc etc....
L'élément à décaper est un vantail vitré qu'équipe la lourdasse. C'est pas la surface ridicule à poncer qui pose problème, mais la forêt d'traverses et les moulures qui la compose. Plusieurs étapes
sont nécessaires avant d'envisager poncer : virer les ferrures....ôter les pare close....tenter d'récupérer vivant les vitres....


État préparatoire recto verso. Un vantail en parfait état recouvert d'une couche de lasagnes appliquée à l'arrache mais protectrice quand même.
Seul le rejet d'eau à morflé mais nettement moins que son homonyme d'en bas. Cuis-là pourra rester en place puisqu'hygiénique.
Les ferrures, notamment la crémone, fonctionnent parfaitement malgré l'usure du temps. La première étape consistait à virer les pare close et tenter une récupération vitrale,
houlala.............
Saquer les pare close c'est pas un soucis. Un ciseau fin et CHTONG ! les baguettes clouées volent. Extraire les pioches pour aperçevoir les vitres collées au mastic et beurrées d'élastomère....aie
aie aie ! Va pas être tendre et sera même miraculeux d'arriver à conserver sans pulvériser.
Mille ans d'malheur si tu pète un miroir et 500 si tu shoote un carrelingue.........
Déjà qu'avec le chapelet d'emmerdes que j'trimbale....tu penses si j'repars pour 500 piges de merdouilles, une paille.
Bon on y va pour le démontage des pare-brise....ciseau....glisser l'truc entre lui et l'mastic et.....CLIIIIIING ! Shit alors chuis d'la baise....mon premier est niqué ! Deuxième tentative
sur vitre 2....ciseau....glisser l'machin entre lui et l'mastic et....et CHCLIIIIIING !! Reshit chuis toujours d'la baise....mon deuxième est chibré ! Ben vla....encore un bifton qui va partir en
fumée dans deux carreaux....à moins que j'mette du grillage histoire de laisser passer la chaleur du poëlle qui monte.
Ouais se s'rait choucard un grillage rigide, et agrémenter l'artifice de ptits rideaux, faut qu'j'en cause à Miss pour valider l'affaire.....
Bon ben....faut passer à la prochaine phase.
Les ferrures, notamment la crémone, fonctionnent parfaitement malgré l'usure du temps. Seconde étape : ôter cette
crémone; une bricole à faire...
Forcément la visserie était couverte de peinture et les têtes de vis complètement invisibles. Dégager les fentes pour accéder....présenter le tournevis....ptit coup d'marteau sec et puissant pour
décoller la rouille accumulée sur le pas d'vis, et dévisser devient jeu d'enfant, un truc d'ancien qui marche bien, un truc qui reste efficace aussi pour virer des pointes rouillées à mort et qu'on
a un mal de chien à dégager, essaye tu verra.......

Les vitrages explosés et dechettés, la crémone déposée. A ce stade, je découvre le boulot qui m'attend....long et pénible de par le froid intense qui trône et l'vent d'Nordé qui m'cingle la
gueule......va falloir accélérer pour pas sur place, congeler.
Les ferrures sont saqués, y m'reste à poncer. Ponçage thermique comme précédemment réalisé. Taf expédié, le bois au niveau feuillures des vitres est érodé et faut pas insister trop fort
avec le sèche cheveux et foutre le feu, al dente....
Recto verso après quelques heures, le ponçage est achevé. Le bois apparaît enfin, sain, beau. S'en est terminé pour le "gros oeuvre" le fignolage viendra après. Pour l'heure j'rentre, ça caille de
trop, la nuit tombe déjà, et j'ai pas d'lumière sur mon vélo.
Le gros oeuvre du ponçage réalisé. Faudra fignoler puique le bois restera nature, de finition seulement ciré et patiné.
La porte de hauteur copieuse (2,20m) ne sera pas tronquée par souci de pouvoir y passer du mobilier haut et mastard, le vantail permettra comme indiqué de laisser filtrer la chaleur montante et
d'empêcher les greffiers de grimper piquer un roupillon dans un pucier ou d'y aller déposer une merde fumante.......
Demain jour saint. Que dalle en travaux, sinon aller participer à un ptit run en pétoire pour une poignée d'couillus affrontant un froid polaire pour une chevauchée qui devrais mèner dans
un troquet et au pied d'un zinc pouvu d'verres à pied.....houlala.
Bon week à toi, moi faut qu'j'apprête Charlie et que j'me rase la fiole histoire de m'refaire une laideur pour être présentable.
Par Moellon
BLA BLA BLA !