La Maison Cassée

Samedi. Je descend l'escalier la gueule encore pâteuse des torpilles de binouze éclusées d'hier au soir en compagnie de Jacouille. Une descente prudente dans l'noir pour aller dehors choper ce con d'coq qui vient de m'réveiller vers 6 plombe du mat.
J'allume la lumière....j'allume le pc....j'allume Senseo....j'allume le coq, ou pluto j'aggripe le tapageur et l'enfourne dans l'un des kannel cab stocké dans la roulotte et ce, jusqu'à la pointe du jour, heure plus raisonnable en ce Samedi pour me réveiller tout l'bled endormi.

Cette tâche quotidienne effectuée, ben ouais cette formalité est devenue un rituel, je rentre pour allumer la flambée du matin....journaux, ptit bois, gros bois. La température atteindra rapidos les 21° dans l'séjour....je prépare le bib de la môme Lily....gaule mon mug et m'en va m'asseoir devant mon écran virtuel d'où j'écris mes conneries habituelles, conneries que t'est d'ailleurs en train d'lire.

Le programme du jour est copieux, pluvieux, et cafardeux : faut aller à la grange à Biloute pour maçonner. Le jour se pointe, maussade, gris, c'est l'heure.
Miss Moellon est debout, Zoé devant la téloche, Lily chez la belle doche.
J'enfile un dernier kawa pendant que dehors chauffe Charlie, j'enfile l'aquarium, endosse mon sac, enquille la première, et pars vers mon labeur aussi motivé qu'pour aller m'faire sonder.
Sur place, je trouve Biloute assisté d'un ilote réquisitionné d'office pour l'aider à plaquer son plafond sous rampant. Un bonjour courtois, quèques mots d'échangés, quèques cafés d'partagés et faut y'aller s'affairer, chacun d'son côté.
Première étape de la journée : décoffrer la forêt d'bois des linteaux.















Un bazar inextricable métallisé, boisé, plastoqué, câblé.

Une plombe pour virer l'coffrage et faire place nette avant d'entreprendre la seconde étape : maçonner la lumière crée entre le béton coulé et la maçonnerie de pierres. Une lumière de 20cm et par endroit des trous béants; conséquence d'une dégradation inquiétante des murs aux joints complètements ravagés par le temps.
J'ai déjà prévenu y'a belle lurette Biloute, sur l'état de ses murs et les précautions de joaillier qu'il convenais de prendre avant tout percement ou tout travail intervenant sur la structure porteuse. L'en est conscient mais n'en a aussi rien à foutre, sa priorité restant l'occupation rapide du bien acheté....














L'un des boulin de renfort. La dégradation des joints associé à une maçonnerie incertaine provoque une descente incontrôlable de quelques pierres dans l'meilleur des cas, d'un paquet d'pierres dans l'pire et l'obligation d'ajouter immédiatement sous peu, quelques pièces de maintient pour éviter de t'prendre le pignon complet sur la gueule !

A mesure de la maçonnerie, les boulins sont virés et les trous bouchés. Par trois fois réitéré, l'opération s'est terminée vers plus tard. Une corvée pour gâcher, pour alimenter, pour maçonner en passant d'un bord à l'autre du mur pour remplir à la paluche chaque interstice, chaque joint, la truelle passant rarement.
J'en arriverais finalement à bout en milieu de fin d'après midi. Déchafauder, trier, ranger, nettoyer. Fait.















Boulins virés, trous bouchés. Chiant à souhait, cette incontournable étape se terminera aux forceps. A cet instant, La réalisation des bandes de redressement et de l'appui, viendrons conclure et honorer le contrat passé avec Biloute l'année dernière.

Histoire de gagner du temps et d'en finir au plus vite avec ce dernier percement, je décide presto les bandes de redressement avant la pénombre, pénombre qui mettra un terme à cette harassante journée.
Quelques règles....contrôle des aplombs....collage....talochage....rangeage et nettoyage de la zone. Fait.














Les bandes de redressement. Opération obligatoire qui détermine et conditionne la pose et l'étanchéité de l'ouvrant posé.
La nuit arrive et le coup d'vent annoncé pour demain se précise, le vent commence son oeuvre, faut toubien arrimer et obstruer ce passage toufrais pratiqué.

J'averti Biloute de mon départ, lui fait mes adieux, et l'avise que Mardi au plus tard, son chantier sera achevé.

Un bon morcif de fait et un grand soulagement des parties concernés, ma pomme et Biloute !
Demain Dimanche, un ptit boulot en vue ou un grand repos en perspective.
 
   
Sam 21 nov 2009 2 commentaires
salut
ben c'est de l'amour avec ton biloute !
il a kidnappé un de tes boules pour que tu finisses ce job ?
en tous cas c'est toujours instructif mais le danger c'est de se dire même pas peur grâce à moellon je sais faire ;)
jluc - le 23/11/2009 à 22h41
Salut jc,

Un ras l'bol compréhensible des deux parties ! Lui pôur un chantier qui dure depuis plus d'un an et ma pomme qui à force d'enguelades avec Miss commençais à en avoir plein les burnes de la grange à Biloute....
Quand à l'état pitoyable de son tas d'cailloux, l'est prévevu, un jambage d'origine sur un ouvrant d'étage est déjà déscellé et une fissure est apparue. A lui l'flambeau des travaux, mon contrat est rempli pour moi c'est fini....
@+
Moellon
salut moellon, j'ai un conseil à te demander, si par hasard tu connais un truc pour moi. J'ai installé un vieux lavoir en béton dans ma buanderie, mais j'ai du mal à le nettoyer,1l doit cumuler une cinquantaine d'année de crasse... je n'ose pas le poncer de peur de péter la couche lissée et j'avoue qu'à la main, au racloir ou à la ponceuse, ça ne donne pas grand chose. Je n'arrive pas à trouver d'info sur internet,j'ai bien penser à le peindre mais ce serait dommage de ne pas le laisser d'origine.Je sui preneur d'un conseil, merci d'avance.
mosbat32 - le 24/11/2009 à 18h03